1. Camping Paradis


    Datte: 09/05/2026, Catégories: #érotisme, #lieudeloisir, fh, vacances, Auteur: Mr Smith, Source: Revebebe

    ... prochains adversaires, un couple d’une cinquantaine d’années, élégants, calmes, organisés. Lui avait la carrure sèche d’un ancien sportif, la mâchoire carrée, le regard précis. Elle, droite comme une danseuse, le port altier, un sourire impénétrable. Le genre de duo qui joue sans un mot de trop, solide, concentré.
    
    Je soupirai.
    
    — On va se faire rouler dessus.
    
    Paul ne sembla même pas inquiet. Il observait, calculait.
    
    — Pas forcément, me répondit-il. Il nous reste une carte à jouer.
    
    Je tournai vers lui un regard sceptique, mais curieux.
    
    — Jusqu’où veux-tu aller, Maître Paul ?
    
    Son sourire se fit plus étroit. Plus intense.
    
    — Et si on poussait un peu plus loin la provocation ?
    
    Je haussai un sourcil, à moitié amusée.
    
    — Tu veux que je me penche jusqu’à montrer mes secrets ?
    — Non. Pas cette fois. Pas sur le terrain. Mais hors du terrain… je veux que tu le rendes fou d’envie, lui, le mari. Je veux que tu t’insinues dans son esprit, comme une caresse impossible à ignorer.
    
    Une chaleur monta dans mon ventre. Ce genre de défi… je l’adorais. Ce n’était plus un simple jeu de regard. C’était une forme d’emprise, subtile, sensorielle, presque cruelle. Je me mordis doucement la lèvre, le regard toujours planté dans le sien.
    
    — Tu veux jouer sur le terrain du fantasme…
    
    Je laissai un silence, puis murmurai :
    
    — Très bien.
    
    Quand leur partie s’acheva, nous les rejoignîmes pour le salut rituel. Poignées de main, regards mesurés. Lui me détailla ...
    ... rapidement, avec cette hésitation polie des hommes qui veulent regarder, mais pas se trahir.
    
    — Belle tenue de match, lâcha-t-il, avec un sourire qui se voulait neutre.
    
    Je ne répondis pas. C’est Paul qui prit le relais, sa voix presque moqueuse :
    
    — Elle est plus efficace qu’il n’y paraît. Vous verrez. Et quoi qu’il arrive… victoire ou défaite… on vous invite à prendre l’apéro devant notre tente après le tournoi.
    
    L’homme haussa un sourcil, flatté, un peu pris au dépourvu. Sa femme, imperturbable, esquissa un sourire discret, presque imperceptible.
    
    — Volontiers, dit-elle. On est toujours partants pour rencontrer nos voisins.
    
    Alors je me tournai lentement vers lui, vers le mari. Et là, je le fixai, vraiment. Pas un regard amusé, ni même aguicheur, un regard dense, concentré, celui qui déshabille sans bouger un cil.
    
    Je laissai ma langue humidifier mes lèvres. Lentement. Juste assez pour qu’il suive le mouvement. Puis j’inclinai légèrement la tête, comme une invitation silencieuse : viens, devine, rêve.
    
    Je ne souriais pas. Je l’appelais, sans un mot, avec mon regard seul.
    
    Je vis son visage se figer, une seconde, ses pupilles légèrement dilatées, sa bouche entrouverte, un très léger rougissement aux pommettes. Puis il détourna le regard. Un rire bref, nerveux.
    
    Il avança vers le cercle de tir. Sa démarche avait perdu un peu de sa fluidité. Sa première boule partit trop tôt, trop courte, un tir faible, désaxé.
    
    Je sentis le souffle de Paul tout près de mon ...
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