1. Camping Paradis


    Datte: 09/05/2026, Catégories: #érotisme, #lieudeloisir, fh, vacances, Auteur: Mr Smith, Source: Revebebe

    ... regard qui disait : « Regarde ce que tu ne prends pas ». Un regard qui lui criait : « Je suis là. Tu m’as faite comme ça, brûlante ».
    
    Je me levai, sans un mot, et marchai vers l’eau. Je savais qu’il regardait. Je ralentissais à peine le pas. Mes hanches ondulaient, naturelles, mais calculées. Je plongeai. L’eau me mordit, délicieuse. Quand je ressortis, mes cheveux plaqués contre mon visage, je le fixai. Je n’étais plus douce, j’étais à vif.
    
    Il me rejoignit, enfin. Dès qu’il entra dans l’eau, je m’approchai, tout près.
    
    — Tu sais que je te déteste, murmurai-je.
    — Parce que je ne te prends pas ?
    — Parce que tu es là, tout près… et que tu me laisses me noyer.
    
    Ma main se posa sur son torse. Puis elle descendit, lentement, sous la surface. Je sentais son ventre, son bas-ventre. Je frôlais, juste assez. Mais il ne bougeait pas.
    
    — Tu me rends folle, soufflai-je.
    
    Je collai mon corps contre le sien, ma jambe entre les siennes, mes seins contre son torse, ma bouche si proche.
    
    Je glissai deux doigts sous mon bas de maillot. J’ouvris juste assez, et je lui montrai, sous l’eau, mon sexe, gonflé, trempé, brûlant.
    
    Nos regards ne se quittaient pas.
    
    — Regarde. Tu vois ? Tu vois ce que tu laisses attendre ? Ce que tu refuses encore ?
    
    Un vertige m’atteignit. Une montée chaude, presque irréelle.
    
    — Tu veux que je craque, souffla-t-il.
    — Non. Je veux que tu me déchires, là, tout de suite. Je veux éclater. Je veux t’appartenir.
    
    Il posa une main sur ma hanche. ...
    ... Une autre sur ma nuque. Ses doigts étaient fermes, précis. Mais il ne me prit pas.
    
    — Pas ici. Pas comme ça, dit-il.
    
    Je reculai juste un peu, frustrée, vidée. Je sentais la tension me lacérer de l’intérieur. De retour sur le transat, je m’étalai, les jambes légèrement ouvertes.
    
    Le tissu trempé de mon maillot collait à moi, presque translucide. Je n’étais plus pudique. Je voulais qu’il voie. Je voulais qu’il me sente devenir incontrôlable, là, en public, sans qu’il ait posé un seul doigt.
    
    — J’ai envie que tu me regardes me perdre, dis-je, que tu voies à quel point tu me rends… incontrôlable.
    
    Il me fixa, longtemps, sans un mot. Et c’est ce silence qui me fit trembler.
    
    Je finis par me relever. Je tremblais, littéralement, le corps tendu à l’extrême. Je remis à peine ma robe, une serviette autour des hanches, des gestes flous.
    
    Nous quittâmes la piscine en silence. Juste avant le portail, il s’arrêta.
    
    — Élodie, dit-il.
    
    Je me retournai.
    
    — Quoi ?
    
    Il s’approcha tout près. Sa voix était basse, grave, incontournable.
    
    — Tu as attendu. Tu as tenu. Tu m’as défié. Tu as tout donné.
    
    Je hochai la tête, haletante.
    
    — Alors… ce soir ?
    
    Il caressa ma joue, si doucement. J’étais à la fois sur le point de fondre… et d’exploser.
    
    — Ce soir, dit-il. Tu pourras recevoir ce que tu désires.
    
    Je fermai les yeux.
    
    Enfin.
    
    Mais il ajouta :
    
    — Mais avant…
    
    Je sentis son souffle contre mon oreille.
    
    — Il reste une chose, une seule. La plus difficile, ...
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