1. Camping Paradis


    Datte: 09/05/2026, Catégories: #érotisme, #lieudeloisir, fh, vacances, Auteur: Mr Smith, Source: Revebebe

    ... fièvre et frustration. Je m’endormis contre lui, moite, tendue, affamée. Et même dans le sommeil… je sentais son corps contre le mien, son odeur dans ma gorge, son absence dans ma chair. Il m’avait enfermée dans une prison de toile. Et plus encore… dans une prison de peau.
    
    La lumière douce filtrait à travers la toile, blanche et laiteuse. Le matin était calme. Aucun son, sinon celui du tissu frémissant sous une brise légère. Mais je ne dormais plus, pas vraiment. Quelque chose me rongeait de l’intérieur, une fièvre douce et tenace, un manque insupportable.
    
    Alors j’ai bougé, lentement, me suis redressée, les jambes repliées sous moi, nue, vibrante. Il dormait encore, sa respiration paisible. Son torse à moitié couvert du drap. Son visage paisible, beau, cruel. Je l’ai regardé un instant, longuement. Puis j’ai glissé ma main entre mes cuisses. J’étais trempée. Je n’avais presque pas fermé l’œil de la nuit. Mon désir, collé à ma peau. Ses mots, ses gestes, son absence m’avaient laissée dans un état proche du délire.
    
    Alors j’ai fermé les yeux. Et j’ai commencé à me caresser. Doucement. Juste assez pour exister, pour respirer. Mes doigts glissaient sur mes lèvres, cherchaient ce centre palpitant qui me brûlait depuis trop longtemps. Mon bassin ondulait, presque malgré moi.
    
    Quand j’ai rouvert les yeux, il était éveillé. Ses paupières encore alourdies, mais son regard déjà tendu, ancré dans le mien. Il ne disait rien. Il me regardait. Il me possédait déjà, sans me ...
    ... toucher. J’ai continué. Plus fort. Plus profond. Mon souffle est devenu rauque.
    
    — S’il te plaît, Paul… prends-moi. Maintenant. J’en peux plus…
    
    Ma voix tremblait. Mon corps aussi.
    
    Il s’est redressé à demi. Une main a glissé sur ma cuisse. Puis plus haut… si lentement. J’ai cru mourir d’attente. Il m’a touchée, là, juste là, sa paume chaude, ses doigts sûrs. J’ai cru fondre.
    
    Mais il s’est arrêté. Il a retiré sa main. J’ai gémi, de frustration, de rage douce, de plaisir inachevé.
    
    — Tu es cruel… soufflai-je. Tu me rends folle…
    
    Il s’est penché vers moi, tout près. Sa peau effleurait la mienne, son souffle m’enveloppait. Mais il ne m’embrassa pas.
    
    — Je suis en train de te faire monter… au-delà de tout ce que tu croyais possible.
    
    Ses mots me traversèrent, me brûlèrent. Et je n’ai rien dit, je ne pouvais plus. Puis il s’est levé. M’a tendu la main. Je l’ai prise, sans résister, comme une femme envoûtée, comme une amante au bord de la rupture.
    
    Nous sommes allés jusqu’aux douches. L’eau fut froide d’abord, puis tiède, un peu comme lui. Il ne me toucha presque pas. Mais il était partout. Sa main dans ma nuque, une seconde. Mes doigts sur ses hanches. Nos corps proches, mais nos gestes suspendus.
    
    Nos regards se croisèrent sous le jet, intenses. Pleins de tout ce que nous ne faisions pas. Et encore une fois… rien ne céda, pas encore.
    
    Un peu plus tard, nous sommes partis vers le spa du village voisin réservé la veille. Je n’ai rien dit dans la voiture, lui non ...
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