1. La main gagnante, deuxième soirée.


    Datte: 06/05/2026, Catégories: 2couples, échange, Auteur: philtou, Source: Revebebe

    ... robe tomba à ses pieds en un tas de velours sombre. Elle se tenait là, en lingerie noire, magnifique et offerte, défiant Thomas et moi du regard. Thomas, torse nu maintenant, la contemplait avec une admiration brute.
    
    Puis son regard se porta sur Léa. Et le jeu bascula.
    
    LÉA
    
    Voir Sophie, presque nue dans notre chambre, était à la fois terrifiant et incroyablement excitant. C’était comme si un fantasme abstrait prenait soudain une chair et un sang très concrets. Mais c’était le regard de Thomas qui me transperça. Il ne regardait plus Sophie. Il me regardait, moi, avec une intensité qui me brûla.
    
    Marc sentit le changement. Son étreinte sur mes épaules se durcit imperceptiblement. Je vis ses yeux se faire plus sombres. La jalousie, cette vieille connaissance, pointa son nez, mais elle était différente. Elle n’était pas tournée vers l’extérieur, mais vers l’intérieur. Elle était canalisée, transformée en carburant.
    
    — Alors, Thomas ? dit Marc, sa voix un défi. Tu attends quoi ?
    
    Thomas sursauta, comme tiré d’un rêve. Il se détourna de moi et s’approcha de Sophie. Il la prit dans ses bras et l’embrassa. Ce n’était pas le baiser explorateur de la semaine dernière. C’était un baiser de possession, de reconquête. Il était brutal, presque désespéré. Sophie y répondit avec la même ardeur, ses mains s’agrippant à son dos.
    
    Et nous, nous restions là, à les regarder. Le spectacle était hypnotique. Leurs corps qui se cherchaient, se frottaient, la sueur qui commençait à ...
    ... perler sur la peau de Thomas, le gémissement étouffé de Sophie. C’était réel. C’était cru. C’était en train de se passer à deux mètres de nous, sur le tapis de notre chambre.
    
    La main de Marc se fit plus insistante sur mon épaule, me tournant vers lui.
    
    — Tu vois ? murmura-t-il, sa bouche contre mon oreille, sa voix était rauque, chargée de désir et de colère. Tu vois comme il la veut ? Mais ce n’est pas toi. Ce soir, il n’aura qu’elle. Et moi…
    
    Sa main se referma sur la fine bretelle de ma robe et la fit glisser. Le tissu soyeux tomba, découvrant mon sein. L’air frais de la pièce sur ma peau me fit frissonner.
    
    — Moi, je n’aurai que toi. Ici. Devant eux.
    
    Ses mots me firent l’effet d’un électrochoc. La peur se mua en excitation pure, violente. Il ne s’agissait plus de partager. Il s’agissait de s’exhiber. De se prouver, à eux et à nous-mêmes, la force de notre propre désir.
    
    Je laissai ma tête tomber en arrière, offrant ma gorge à ses baisers, à ses dents. Mes mains s’agitèrent sur les boutons de sa chemise, impatient de sentir sa peau contre la mienne. De l’autre côté de la pièce, le souffle de Sophie devenait plus rapide, plus saccadé. Thomas avait fait glisser son soutien-gorge. Ses seins étaient libres, offerts, et sa bouche était dessus.
    
    Nous formions un tableau vivant, deux couples s’aimant côte à côte séparés par un abîme de quelques mètres seulement, unis par le même air vicié et les mêmes bruits de plaisir.
    
    MARC
    
    La voir ainsi offerte, alors que, ...
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