-
Le defilé
Datte: 03/05/2026, Catégories: journal, ff, fff, fépilée, douche, Voyeur / Exhib / Nudisme uro, Auteur: maudmoder, Source: Revebebe
... impressionnant. Leurs corps semblaient disparaitre sous une coque métallique. Spontanément, nous avons toutes applaudi et j’étais certaine que plus d’une regrettait de ne pas tenir ce rôle. Elles étaient splendides et leurs sourires, que l’on pouvait deviner, laissaient transparaitre leur satisfaction et le plaisir qu’elles avaient de nous voir totalement conquises. Comme prévu, elles nous présentèrent le paravent, évidement argenté, derrière lequel nous serions dissimulées le temps de leur exposé sur la mode. Philippe était descendu dans la salle pour filmer et photographier cet évènement hors normes. La sono couvrit le grondement des conversations. Il y eut quelques applaudissements épars comme au théâtre. Je reconnu la voix du mari de Solange. Il avait une voix très douce, mais qui s’imposait malgré tout. Nous ne distinguions pas les paroles, mais il devait expliquer le déroulement du show. Le fond musical était obsédant, de ces chansons qui restent dans la tête pour la journée dès les premières mesures. Brigitte, que je n’avais pas senti arriver, posa sa main sur mon épaule et me susurrât avec humour : — J’adore cette mélodie, il m’arrive encore de regarder le film de Zeffirelli, le vrai Roméo et Juliette, pas celui des américains. Je ne suis pas sûre que ça soit un bon choix, ici je ne vois que des Juliette pas un seul Roméo. Elle ajouta qu’Olivia Hussey était absolument sublime dans cette œuvre. Et elle s’éloigna en riant. Solange et Ingrid s’emparèrent du ...
... paravent et Marlène se positionna spontanément derrière cet abri temporaire. La musique s’arrêta à la fin de« a time for us » La salle était silencieuse et, changeant complètement de registre, Mistinguett entonna « Mon homme ». Ingrid ouvrit la marche en disant : — On y va ! Elles entrèrent sur scène sous des applaudissements nourris. Par un petit espace entre le mur et le rideau, je réussis à apercevoir la salle, mais sans pouvoir distinguer qui que ce fut. Les deux filles d’argent brillaient de tout leur éclat sous la lumière intense d’un projecteur de poursuite. Marlène, un peu courbée, attendait, avant d’être exposée à la vue de tous lorsqu’elles affalèrent le paravent. Mistinguett hurlait toujours. Et manifestement Marlène était toute chose malgré les bravos qui fusaient. Et progressivement, elle s’anima, parcouru la scène étroite de droite à gauche. Son « maillot » bleu était mis en valeur par la lumière et s’adaptait parfaitement à ses formes. Dans un dernier trémolo,« c’est mon homme » se tut. Ingrid et Solange redressèrent le paravent et ramenèrent une Marlène épanouie dans son nouveau rôle de star dubody painting. Christine fut littéralement propulsée derrière le paravent et entrainée sur la scène. Elle était encore moins à l’aise que Marlène, mais Joséphine Baker entonna « J’ai deux amours » qui fut rapidement repris par la salle. Je me préparais, j’étais la suivante. Je ne pouvais pas voir ce qui se passait sur scène, mais il semblait bien qu’elle avait ...