1. I suffit d'un mensonge_1


    Datte: 02/05/2026, Catégories: extracon, vengeance, dispute, Auteur: Briard, Source: Revebebe

    ... était rempli à ras bord.
    
    Dans un des rares moment d’intimité qu’ils partageaient, Alexandre et Sandrine décidèrent de faire un enfant.
    
    Ils en avaient parlé pendant leurs années d’études et ils sentaient, après trois ans de mariage, le temps venu.
    
    Sandrine garderait son poste de directrice des ventes au sein de la désormais multinationale du couple et alternerait, le temps de sa grossesse, avec Gladys.
    
    Le monde entier s’arrachait les produits de la firme et l’argent entrait à gros débit sur le compte en banque du couple.
    
    Le vingtième siècle s’achevait.
    
    Jamais rassasié d’idée, Alexandre mit au point avec son équipe de création, et la même année, le premier robot médical électronique permettant d’assister le chirurgien dans le cadre d’un pontage coronarien et le premier chien robot pour une grande multinationale qui lui avait fait la commande.
    
    En mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf, il dut s’absenter le lundi vingt-sept décembre.
    
    Il devait se rendre à Paris au palais de l’Élysée pour y recevoir la légion d’honneur.
    
    Au cours de la soirée la tempête Martin s’abattit sur le sud-ouest de la France ravageant tout sur son passage.
    
    Ils habitaient à l’époque une charmante échoppe bordelaise rue du Pont de la Mousque. Elle jouxtait celle d’un couple dont le mari, Jocelyn, était un ingénieur image et son, qui rêvait de travailler avec Alexandre dans le domaine du cinéma et de la musique.
    
    Ils étaient devenus amis et il soufflait souvent de bonnes ...
    ... idées à Alex.
    
    Sachant que la tempête arrivait mais qu’il ne pouvait déroger à son invitation parisienne, ce dernier lui demanda de jeter un coup d’œil sur Sandrine et leur logement au cas où…
    
    Les lignes téléphoniques furent très tôt coupées et les moyens de communication et de transport réduits à néant.
    
    Pour Alexandre, cela ne changea pas grand-chose et la cérémonie eut lieu.
    
    La différence fut qu’il ne put repartir pour Bordeaux le soir même, tous les trains et vols ayant été annulés.
    
    Il tenta de joindre Sandrine qui devait se faire un sang d’encre, mais les réseaux étaient complétement HS.
    
    Il se jura d’inventer un moyen technique de trouver du réseau quelque soient les circonstances climatiques.
    
    Il put enfin prendre un TGV le lendemain soir et arriva à la gare Saint-Jean aux alentours de minuit.
    
    Il rentra chez lui et trouva sa chère épouse prostrée dans le canapé.
    
    Elle avait l’air hagard et perdu. Elle se jeta dans ses bras.
    
    — Ne me laisse plus jamais seule. J’ai cru mourir.
    — Mais Jocelyn n’est pas venu te voir ? Je lui avais demandé de veiller sur toi.
    — Non, il n’est pas venu de la nuit. Je l’ai vu seulement ce matin. Mais tout était terminé. Mon dieu, j’ai cru que la maison allait s’écrouler.
    — Mon pauvre amour. Tu as dû te sentir abandonnée. Personne n’est venu voir si tout allait bien ?
    — Si, Christian est passé hier soir … mais il n’est resté que quelques instants … il voulait rentrer vite chez lui voir si Gladys allait bien.
    — Viens, ...
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