1. I suffit d'un mensonge_1


    Datte: 02/05/2026, Catégories: extracon, vengeance, dispute, Auteur: Briard, Source: Revebebe

    ... lui ai offert de le reloger dans Bordeaux ce qui l’a enchanté et, lorsque je lui ai proposé un juteux contrat, il m’a parlé des progrès qu’il avait réalisé dans la prise de son et dans les images prises de nuit avec son système vidéo. Je lui ai dit que j’aurais bien aimé qu’il ait eu ce matériel à disposition la fameuse nuit où la tempête s’était abattue sur nos habitations. Il m’a dit que, non seulement il en disposait, à l’époque, mais qu’avec les progrès réalisés en studio aujourd’hui, il était en mesure de me donner les enregistrements, son et image, remasterisés, de cette fameuse nuit. Jocelyn, si tu veux bien nous en faire profiter ?
    
    Jocelyn s’avança avec à la main une télécommande. Il l’activa et un écran géant s’éclaira.
    
    Une image d’une petite rue bordée d’échoppes apparue.
    
    On voyait parfaitement l’heure de l’enregistrement et on entendait très distinctement les bruits de la rue.
    
    A neuf-heure, on vit apparaître Christian, que tout le monde reconnut immédiatement.
    
    Il frappa au rez-de-chaussée du trois de la rue. Personne ne vint ouvrir et il frappa plus fortement à la porte.
    
    N’ayant toujours pas de réponse, il saisit la poignée et la porte s’ouvrit.
    
    Il entra et l’image resta sur la vision de la porte refermée.
    
    Jocelyn pris un micro et s’adressa aux spectateurs.
    
    — Je savais qu’Alexandre était à Paris, aussi ce visiteur m’intriguait car il ne m’avait pas prévenu que quelqu’un allait visiter Sandrine. A tout hasard, j’ai dirigé le son vers ...
    ... l’intérieur de leur maison et j’ai enregistré les sons.
    
    On entendit très distinctement la voix de Christian appeler.
    
    — Sandrine, tu es là ?
    
    Silence.
    
    — Sandrine ? Mais qu’est-ce que tu fais prostrée derrière le frigo ?
    — Ah c’est toi Christian. Je suis terrorisée. L’orage gronde, les éclairs se succèdent et le vent envoie des branches dans nos volets.
    — Ne reste pas là, viens t’asseoir sur le canapé, tu seras bien mieux que dans ce recoin.
    
    On entendit distinctement les talons de Sandrine claquer sur le carrelage.
    
    Sandrine s’assit sur le canapé qui émit un bruit feutré.
    
    — J’ai peur Christian. J’ai essayé d’appeler Alex, mais il n’y a plus de réseau. Je me suis mise dans ce coin pour ne plus voir les éclairs.
    — Viens ici, mais tu trembles ?
    — Oui, j’ai peur je t’ai dit. Ne te moque pas de moi.
    — Allez petite souris, viens contre moi, Cricri va te réchauffer.
    
    On entendit des froissements de vêtement.
    
    — Voila. Tu te sens mieux ?
    — Oui, je suis un peu rassurée.
    — Ce n’est que l’orage de la tempête. Il ne va pas durer. On va le laisser passer et puis je m’en retournerai chez moi.
    — Non, ne me laisse pas. Tu sais que j’ai peur. Mais tu as laissé Gladys toute seule ?
    — Non, elle est chez ses parents. Je lui ai dit que j’allais voir s’il n’y avait pas trop de dégâts à la boîte et, en passant, je me suis arrêté chez vous pour voir si tout allait bien ici.
    — Ne pars pas tout de suite, j’ai encore peur que ça revienne.
    — Si Sandrine, je dois y aller ...