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Imbroglio
Datte: 02/05/2026, Catégories: #policier, Auteur: Laetitia, Source: Revebebe
... partie dedans et en partie dehors. Ça faisait un effet bizarre, ses bras ballants, dont un avait pris un angle assez particulier. Je ne fis pas l’inventaire de ses fractures et blessures, peu d’intérêt. J’ai tout de même constaté qu’il avait été tué sur le coup. Bon, la Jaguar était morte aussi, le capot plié. Je me suis extraite de la voiture et après avoir récupéré mes affaires dans le coffre, je suis passée par-dessus la glissière et je me suis éloignée rapidement du lieu de l’accident et de l’autoroute à travers champs avant que quelqu’un ne s’arrête. La chance me souriait, aucun véhicule n’était passé encore. Ça n’allait pas durer. Une des quelques voitures qui passaient en contrebas sur l’autoroute allait bien finir par prendre la bretelle et tomber sur le regrettable accident. Même si cette bretelle donnait sur une zone industrielle désertée en ce dimanche matin. Les forces de l’ordre allaient trouver le cadavre d’un truand notoire, mort après avoir percuté le pilier d’un pont, au volant d’une Jaguar appartenant à une certaine Céline Gautier, résidant dans le Lot-et-Garonne. Après une rapide enquête, ils allaient vite s‘apercevoir que Céline Gautier n’existait pas. Constance Beaumanoir, alias moi, Cassandre, pouvait gentiment et sans problème continuer sa petite vie tranquille et ardéchoise. Bon là, la priorité numéro un était de trouver un moyen de locomotion pour rejoindre Lille rapidement et prendre un TGV pour Paris. Le tout avant que le vieux con et sa ...
... bande ne s’aperçoivent de l’entourloupe. Tant pis pour Les Vieux de la Vieille et sa carbonade. Un sandwich SNCF en forme de triangle la remplacerait. Chienne de vie. Je trouvais rapidement un arrêt de bus près de la zone industrielle. La ligne me ramenait vers le centre de Lille. Le dimanche, il y avait peu de bus en circulation, je pus néanmoins rejoindre facilement la gare. Une fois à Paris, je pourrais passer une nuit dans mon petit pavillon à Chaville1, le temps de me procurer un nouveau véhicule et ensuite retourner en Ardèche et oublier tout ce foutoir. Cet abruti de Samir n’avait pas pu donner mon adresse au vieux con, puisqu’il l’ignorait. Enfin, je l’espérais. En tout cas, je ne lui avais jamais communiqué. Je lui envoyais tout de même un SMS, une fois à la Gare du Nord à Paris, « tu me dois une Jaguar Samir », avant de balancer la carte SIM de mon portable dans une bouche d’égout. Mais j’allais m’occuper de Samir plus tard… Un jour… À moins que le vieux con et ses sbires n’aient déjà réglé son cas, ce qui était dans le domaine du possible, finalement. Mais là, j’étais lasse, fatiguée de tout cela. Juste rentrer, récupérer le vieux chien que j’avais laissé en pension chez mes voisins les plus proches, un couple de retraités à un kilomètre de ma maison. Peut-être organiser une soirée avec Mathilde aussi. oooOOOooo Je n’étais pas revenue en région parisienne depuis quasiment un an, le jour où j’ai tué Tate et Zivanovic1. Malgré ma fatigue et mon ras-le-bol, ...