1. Imbroglio


    Datte: 02/05/2026, Catégories: #policier, Auteur: Laetitia, Source: Revebebe

    ... technologie, se cachait en fait espionnage industriel. Puant. Je m’en doutais depuis que ce con de Samir avait lâché le nom de Philippe Meier d’ailleurs. Elle reprit :
    
    — Je crois qu’il serait déraisonnable de refuser. Tout au moins de ne pas m’accompagner en Allemagne. Les gens du groupe sont… très… euh… influents… D’ailleurs, j’ai promis de vous ramener par tous les moyens.
    — Bien sûr. Et naturellement votre corps fait partie des moyens mis en œuvre ?
    — Bien entendu, Mademoiselle Beaumanoir. Nous avons pris connaissance de vos préférences aussi dans ce domaine. Qu’est-ce que vous croyez ?
    — Bien sûr, fis-je. Suis-je bête !
    
    J’avais une grosse envie de lui coller une paire de gifles et de la foutre dehors. Mais les menaces à peine voilées de Karolina étaient d’une clarté absolue.
    
    Je n’ai jamais eu l’habitude de sous-estimer l’ennemi. Des gens qui pouvaient mettre cinq-cent-mille francs suisses pour se débarrasser d’un gêneur devaient me considérer comme un vermisseau. Un vermisseau nécessaire, mais un vermisseau quand même. Tout cela ne présageait rien de bon sur ce qu’ils escomptaient faire de moi à l’issue de cette histoire. Il y avait peu de chances que je vois la couleur de leurs francs suisses. Pour l’instant, ma seule chance consistait à jouer les imbéciles.
    
    — Très bien Mademoiselle Kürschner, je vais donc profiter de votre corps une partie de la nuit, et ensuite, nous irons à Stuttgart
    — Vraiment ? Vous acceptez ?
    
    Elle eut l’air surprise de sa ...
    ... victoire.
    
    — Oui et je suppose que vous avez de très beaux seins. Les Allemandes ont souvent de très beaux seins.
    
    Volontairement, je l’avais bombardée Allemande, sachant que les Suisses ont horreur d’être appelés Allemands.
    
    — Je ne suis pas Allemande. Suisse. Mais vous ne serez pas déçue, dit-elle avec d’un air glacial.
    
    J’avais décidé d’être odieuse avec elle. Déjà, c’était une petite conne. Ensuite, ils m’avaient coincée et j’ai horreur de ça. J’ai donc décrété de me venger sur elle. Vu son air, je me demandais tout de même si je n’avais pas fait naître chez elle un début de sentiment, de la pudeur par exemple. Sait-on jamais ? Mais j’étais sans aucune illusion à ce sujet.
    
    Je me suis levée de table et me suis assise dans mon fauteuil préféré.
    
    — Lève-toi et déshabille-toi.
    
    Je me comportais de manière infâme. Les sentiments qui m’animaient n’étaient pas très reluisants. Mais elle l’avait bien méritée aussi cette conne.
    
    Elle obtempéra. Je l’observais en finissant mon verre d’Irouléguy. Quand elle fut presque nue, je l’arrêtais dans son élan :
    
    — Non, tu gardes tes bas. Par contre, tu me vires cette culotte.
    
    Je lui dis de se tourner et je la laissais un moment ainsi, au milieu de mon salon. J’avais le plaisir de sentir monter son ressentiment. De la haine peut-être même. Peu m’importait.
    
    — Tu as un très beau corps, dis-je sur un ton avec lequel j’aurais félicité un boucher pour la qualité de son filet de bœuf.
    
    Et il est vrai, qu’elle avait de très ...