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Imbroglio
Datte: 02/05/2026, Catégories: #policier, Auteur: Laetitia, Source: Revebebe
... long du capot vers le caniveau. Je ne sais pas si c’est mon imagination, mais il m’a semblé voir voler une dent, sous l’effet du coup de pied. Séché direct en tout cas, le Mickey. Le couteau atterrit aussi dans le caniveau. De mon côté, je ne suis pas restée inactive. Le tranchant de ma main percuta la gorge de Tonio. Je venais de lui défoncer le larynx. Il se pencha en avant, se pliant en deux en ahanant comme un porc. Bizarre pour un bœuf. Mon genou sous le menton le fit se redresser. Un autre coup de genou dans les parties cette fois, le fit se plier en deux à nouveau, puis tituber en arrière vers le mur d’un immeuble. J’allais le frapper à nouveau, mais il me devança, se redressa et fila en courant, sans demander son reste, abandonnant son pote Mickey dans son caniveau, tout en se tenant les testicules. — C’était un coup de pied ça, pas un coup de main, rigolai-je. — En effet. Je suis intervenue, mais je suppose que vous pouviez vous en sortir seule… Ça, je n’en étais pas certaine. Je plaisantais, mais j’ai eu une sacrée trouille sur le moment. — Vous êtes motorisée ? Ou je vous dépose quelque part ? Lui ai-je demandé. — Je suis à pied, mais mon hôtel n’est pas loin. — Faites attention, les rues ne sont pas sûres par ici, apparemment. Elle me salua de la main, donna un coup de pied dans la tête de Mickey qui commençait à reprendre ses esprits et tentait de se redresser. C’eut l’effet de le recoucher dans le caniveau. Vite, l’Ardèche ...
... ! oooOOOooo J’étais rentrée chez moi depuis un peu plus d’une semaine. J’allais me préparer à dîner, quand on sonna à la porte. Je n’attendais aucun visiteur. De plus, isolée comme l’était ma maison, personne ne venait là par hasard, d’autant plus qu’il fallait suivre un chemin sans issue et non goudronné sur une centaine de mètres depuis la route la plus proche. Je me suis saisie de mon Walther PPK que je passais entre mon T-shirt et mon pantalon, dans mon dos. J’allais ouvrir. Mon visiteur était en fait une visiteuse. Jeune, 25, 30 ans peut-être, plus petite que moi, un mètre soixante environ. Des cheveux noirs coupés courts, des yeux noirs. Une petite bouche, un menton bien dessiné, avec une légère fossette. Plutôt jolie, très jolie même. Elle portait un trench-coat noir fermé jusqu’au cou. — Oui ? C’est pour quoi ? — On m’envoie pour reprendre avec vous la conversation commencée du côté de Lille sur une aire d’autoroute. — Hmmmm… Je pensais avoir été claire sur le sujet. — Je peux entrer, me demanda-t-elle. Je trouvais finalement son regard légèrement cruel, avec également une bonne dose de mépris. Ça n’allait pas être simple. — Mettez-vous à l’aise, dis-je. J’allais prendre un whisky, vous en voulez ? — Je ne bois jamais. Mais ne vous gênez pas pour moi. De toute façon, vous ne devez pas avoir l’habitude de vous gêner. Quelle connasse ! Nos relations commençaient vraiment sur le mode amical. — Je vous aurais bien proposé une cigarette, si je fumais, mais ...