1. L'odyssée de l'abeille épisode 1


    Datte: 27/04/2026, Catégories: Humour #nonérotique, #aventure, #fantastique, ff, odeurs, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe

    ... reliant mon point d’accès jusqu’à l’autre côté, sinon des toiles d’araignées disséminées ici et là.
    
    Brrrr, je réalise que je suis dans l’antre d’une araignée géante, moi qui suis arachnophobe ! Je n’ai pas vraiment le choix, le courage est de surmonter sa peur, non ? Alors, soyons courageuse, ma fille, et allons-y gaiement.
    
    Les toiles semblent solides et collantes, elles supporteront sans problème mon poids et malgré la sueur qui me dégouline de tous les pores, je ne risque pas de glisser. J’avance doucement d’une toile à une autre, parfois, je dois mettre une certaine force pour arracher mes mains de cette colle et je ne suis qu’à la moitié du chemin qu’il me faut reprendre du souffle. Si une araignée a la bonne idée de venir maintenant, je ne donne pas cher de ma peau.
    
    Cette réflexion me donne assez d’énergie pour ne pas me lamenter et continuer coûte que coûte ma lente progression forcenée.
    
    Au bout d’une bonne heure, je suis enfin de l’autre côté du gouffre. La caverne se prolonge dans un espace plus petit comme une sorte d’antichambre. L’odeur est démultipliée, tant et si bien que je ne puis réprimer mon estomac de révulser et me voilà à quatre pattes en train de dégobiller.
    
    Je suis dans la nécropole d’Arachnée, le reste de ses repas des plus anciens aux plus récents se balancent sinistrement dans leur toile.
    
    Tandis que je vomis, une voix lugubre m’accueille :
    
    — Ahh l’Étron d’Athéna ! ai-je droit en guise de bienvenue.
    
    Arachnée est à peine à cinq ...
    ... mètres de moi, horrible, terrifiante, puante. Je suis tellement mal que je n’ai plus le temps d’avoir peur de cette mygale de bien deux mètres d’envergure et c’est la colère qui dicte mes mots.
    
    — Si je suis un étron, alors, vous vivez dans ses chiottes !
    — Chiottes ? Que veut dire ce terme ? me demande-t-elle sincèrement interloquée que je ne présente aucune trace de peur.
    
    Je rassemble mes forces pour lui répondre :
    
    — Les chiottes, ce sont les lieux d’aisance – mais en plus vulgaire !
    
    Et je vomis même si je n’ai plus rien à vomir sinon de la bile.
    
    L’araignée patiente le temps que je sois opérationnelle. Elle profite de ce laps de temps pour engager la conversation. Avoir une conversation avec une mygale, quelle absurdité !
    
    — Tu m’intrigues, me dit-elle, généralement mes proies ne se laissent pas approcher sans hurler d’effroi.
    — Vos proies ? dis-je entre deux spasmes. Et vous les tuez comment ? Vous les laissez mariner dans cette pestilence et attendez sagement qu’elles crèvent par l’odeur.
    — Nous n’avons pas le même sens de l’odorat, c’est sûr ! Acquiesce-t-elle.
    
    J’ai bien envie de retirer mes chaussures, tiens ! On verrait si cela continue de l’amuser, madame « j’ai un odorat à toute épreuve » ! Mais ajouter de la puanteur à de la pestilence, je ne suis pas vraiment certaine que je n’y laisserais pas ma peau moi-même, je ne suis pas suicidaire.
    
    Je regarde son garde mangé qui est plutôt fourni. Les restes de ces personnes m’apprennent qu’il doit y ...
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