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L'odyssée de l'abeille épisode 1
Datte: 27/04/2026, Catégories: Humour #nonérotique, #aventure, #fantastique, ff, odeurs, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe
... ! quelle inculte ! Cependant, cette dernière continue : — Chaque ligne de vie est inscrite sur les lignes tracées du destin. On ne peut y échapper. Comme je te le disais, tu n’es pas arrivée ici par hasard. Nous allons entrer en guerre contre les Troyens. Je compte aider Ménélas à répondre à l’affront de Paris et à laver son honneur. Je vais l’aider à conquérir Troie en lui offrant une corde. — Une corde ? interviens-je, très dubitative. — Pour franchir les remparts de la ville de Troie, je vais donner au Roi de Sparte une corde indestructible, une corde qu’aucune lame ne pourra trancher… Je comprends l’idée et je reste toujours interrogative sur ma place dans cette histoire. — Une corde comme celle que je vais lui offrir ne se trouve pas partout. On ne peut en trouver qu’à un seul endroit : dans l’antre d’Arachnée. Je n’entretiens pas de bons rapports avec elle… Si j’envoyais une de mes quatre servantes, pour sûr qu’aucune d’entre elles ne reviendrait en vie… Commences-tu à comprendre, Maya l’abeille du FBI ? Moui… je vois exactement où elle veut en venir. Une abeille dans une toile d’araignée… — Qu’ai-je à y gagner ? lui demandé-je en l’affrontant du regard. — Pour commencer, la vie ! me dit-elle d’un ton glacial. Fais attention au ton que tu emploies, l’Étrangère. Puis finalement d’un ton qui se radoucit, elle ajoute : — Et je te serais redevable. J’ai comme la vague impression de n’avoir pas le choix et si mon destin est écrit, alors j’ai ...
... déjà décidé… Raah, voilà que je me prends pour l’oracle de Matrix ! Je retiens deux faits : le premier, je vais devoir voler une corde à une araignée géante et je suis arachnophobe ; le deuxième, la déesse Athéna me sera redevable – ce qui n’est pas rien. Finalement, j’accepte le deal et enfin un sourire de satisfaction se dessine sur le visage de ma belle guerrière. Un Bonze renierait ses vœux de chasteté pour un tel sourire. Puis, de son bras m’indique un chemin entre deux cariatides. Je suis un long couloir éclairé naturellement (j’entends par là que je n’ai pas besoin de torche malgré l’absence d’ouverture vers l’extérieur). Les murs rosâtres remuent et je m’aperçois bien vite qu’ils sont constitués de matière organique. Le sol devient gluant, j’ai l’impression de marcher sur une langue. Une odeur putride vient me tarabuster les narines et elle devient plus forte à mesure de ma progression. Je suis dans un boyau et plus exactement dans des intestins – je me demande dans quel univers je vais être projetée. Le couloir-boyau se rétrécit à tel point que je finis par marcher à quatre pattes, les mains dans une sorte de mélasse et l’odorat sollicité par cette odeur atroce. J’en ai des haut-le-cœur. Devant moi se trouve une sortie de chairs flasques que je perce péniblement. Je rouspète pour la forme : — Mais quelle merde ! Une fois traversée, s’ouvre devant moi une gigantesque grotte avec en son centre une faille plongeant dans les abîmes. Il n’y a aucun pont ...