-
« Clémence » (7) : le jardin des roses »
Datte: 25/04/2026, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds
... était figé, paralysé par l’attitude de Fatima. Déjà émoustillé par la conversation qu’il venait d’avoir avec Clémence, il ne pouvait détacher son regard du décolleté plongeant de la plantureuse Marocaine. Malgré lui, il bandait. Fatima s’approcha et, sans crier gare, embrassa Michel sur la bouche. - Mais Fatima, que faites-vous ? Vous êtes connue et moi aussi. Il y a là-bas un collègue de l’ambassade qui ne nous quitte pas des yeux. - Je t’ai déjà dit de me tutoyer ! Elle le prit par la main, le fit asseoir à ses côtés et, dans le même mouvement, posa sa main sur sa cuisse. - Fatima, ne crains-tu pas le scandale ? Je ne suis pas expert de ces questions, mais je sais que la législation marocaine est très sévère en matière d’adultère. En ce qui me concerne, il n’en n’est pas question. Je suis fidèle à mon épouse. Fatima éclata de rire. - Tu es adorable, Michel, surtout quand on sait que, non seulement, Clémence a un amant, un petit voyou qui s’appelle Zakaria, mais qu’elle a vraiment le feu au derrière. Mon ami, le docteur Daoud m’a appelée tout à l’heure et m’a dit qu’elle était venue le consulter et qu’ensuite, elle s’était livrée à lui. Et toi, tu te gênes ? - Je sais ce que fait Clémence. Je l’accepte parce que je l’aime. Les choses vont trop loin avec ce Zakaria. Je suis venu demander ton aide, car je sais que Clémence et toi, vous êtes devenues très proches. Mais tu ne m’as pas répondu : tu ne crains donc pas qu’on te voit avec un autre homme, toi, ...
... une femme mariée ? - Je n’ai pas peur, mon cher. Youssef et moi, nous sommes un couple très libre. Il ne se prive pas et moi non plus. Tu as raison, la loi marocaine sur l’adultère est très sévère, mais ne peut être déclenchée que sur plainte du conjoint. Et je te répète que Youssef et moi, nous avons nos arrangements. Sans oublier que j’appartiens à une famille très puissante. - Je suis venu pour parler de Clémence. Rien d’autre. Je ne suis pas ici pour philosopher. Ni pour te juger. Nous avons un problème commun. Il s’appelle Zakaria. Fatima eut un léger sourire. - Zakaria est un accident. Une erreur de casting qui prend trop de place dans le scénario. - Ce n’est pas une erreur. C’est un prédateur. Et tu le sais. Un silence tendu s’installa. Fatima se redressa dans son fauteuil. - Clémence est tombée dans son piège. Mais ne t’y trompe pas, Michel. Elle l’a voulu. - Tu ne m’apprends rien. Je l’ai vu de mes propres yeux. - Et ça t’a excité ? La phrase tomba, sèche. Il blêmit. - Pardon ? - Je pense qu’une partie de toi avait besoin de savoir qu’elle jouissait autant dans les bras d’un autre. Michel avait les poings fermés, mais ne réagit pas. Elle ajouta, plus doucement : - Moi aussi, je l’ai vue jouir. Mais pas comme une spectatrice. Comme une amante. Il baissa les yeux, tendu. - Voilà. On y vient. Tu ne veux pas sauver Clémence. Tu veux seulement la reprendre. Fatima sourit, un peu triste. - Je ne l’ai jamais eue pour la ...