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« Clémence » (7) : le jardin des roses »
Datte: 25/04/2026, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds
... très envie, tu sais, surtout après ce qui s’est passé avec toi sous la douche. - Pardon, ma chérie. Une fois de plus, je n’ai pas été à la hauteur. - Ne t’inquiète pas pour ça, puisque tu acceptes que d’autres me baisent, comme j’en ai besoin. Et surtout, parce que tu prends plaisir à assister à mes ébats. Je veux te demander pardon pour mes propos et mon attitude de tout à l’heure. J’étais terriblement frustrée mais je ne pensais pas ce que je t’ai dit. - Tu sais bien que, de ta part, j’accepte tout. C’était bien, avec Daoud ? - Très bien ! Il ne me manquait qu’une chose : ta présence. Ce soir, tu vas adorer ce que Zakaria va me faire. - Je suis impatient. L’appartement est en ordre et j’ai commandé une collation chez un traiteur. - Tu es exceptionnel. Même si c’est à ma façon, je t’aime. Mais dis-moi, où vas-tu ? Tu ne m’avais pas dit que tu sortais. - J’ai un rendez-vous. Je t’expliquerai. - Pas avec une femme, j’espère ? - Pourquoi, tu es jalouse ? - Tu es à moi, Michel ! Tu m’accordes une totale liberté sexuelle, mais il n’est pas question de réciprocité, tu entends ! Clémence changea de ton. Sa voix exprimait une certaine colère. Alors qu’elle s’accordait toutes les libertés, elle affirmait clairement que Michel était à elle et à personne d’autre. - Voyons, chérie, que vas-tu imaginer ? il n’y a que toi qui m’intéresse. Où vas-tu maintenant ? - J’ai rendez-vous avec Zakaria. - Chez lui ? Tu as encore envie de… Michel n’osa ...
... pas terminer sa phrase. Mais Clémence comprit. - J’ai toujours envie de Zakaria ! Non, il veut que j’attende ce soir, en ta présence, pour que je sois en chaleur. Nous avons rendez-vous Avenue Fal Ould Oumeir, dans le quartier de l’Agdal, pour nous promener. - Bonne promenade, ma chérie. Michel raccrocha, n’osant pas recommander à Clémence la discrétion, car ce secteur est devenu le nouveau centre-ville de la capitale marocaine. Ce quartier, très fréquenté par les expatriés, comprend de nombreux commerces, cafés et restaurants branchés, pubs, lounges, enseignes internationales. *** Fatima sirotait un thé au « jardin des roses », le bar du Sofitel, les yeux dissimulés derrière de larges lunettes de soleil. Lorsque Michel s’approcha, elle se leva. Le jeune diplomate la dévisagea, stupéfait de l’apparence de la belle Madame Al-Fassi. Visiblement troublé, il scrutait le visage de cette femme avec laquelle, quelques semaines plus tôt, il avait échangé des banalités au détour d’un cocktail. Aujourd’hui, elle le regardait d’une façon qui le mettait mal à l’aise. - Bonjour Michel. - Bonjour Madame Al Fassi. Merci d’avoir accepté de me rencontrer aussi rapidement. - On va se tutoyer, si tu veux bien ? Appelle-moi Fatima. Je savais que tu allais m’appeler, au sujet de Clémence. C’est une constante chez les hommes blessés. Quand la douleur devient plus forte que la fierté, ils cherchent des alliés. Même là où ils n’auraient jamais pensé en trouver. Michel ...