1. Mademoiselle et son chauffeur


    Datte: 22/04/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: CDuvert, Source: Hds

    ... halètements se synchronisent au rythme de ses mouvements – je devine le frottement rapide de sa main sur son sexe, le bruit subtil de la peau contre la peau, sa poitrine qui se soulève, sa main au volant qui se crispe légèrement à chaque contraction de plaisir.
    
    « Regardez-moi bien, Daniel, » je halète entre mes dents serrées. Je veux vous voir éjaculer en pensant à mes doigts qui disparaissent en moi… à l’odeur de ma mouille, à ce goût que vous ne connaîtrez que si je vous y autorise… »
    
    Sa respiration devient erratique, l’habitacle saturé par la moiteur de nos désirs mêlés. J’accélère, deux doigts profondément en moi, poignet lustré de ma propre excitation, jusqu’à sentir cette tension brute qui monte, irradie, me contraint. L’orgasme me prend d’un coup, brutal, m’arrachant un cri que j’étouffe contre mon poignet. Mon ventre se creuse, mes cuisses tremblent, le plaisir explose jusqu’au bout de mes orteils, me laissant pantelante, offerte, ruisselante.
    
    Dans le miroir, Daniel tressaille violemment. Sa main ralentit, s’immobilise, puis se crispe dans un spasme. Un gémissement rauque, guttural s’échappe de lui. Je détourne à peine les yeux pour le voir sortir un mouchoir impeccable de la poche latérale, recueillir rapidement sa semence, dissimuler l’évidence sous une contenance de façade retrouvée.
    
    « Vous avez joui aussi, Daniel ? » ma voix glisse, lasse, brisée de volupté.
    
    « Oui, Mademoiselle, dans mon mouchoir, » répond-il après quelques secondes d’un silence ...
    ... chargé, sa voix éraillée d’une émotion étrangère.
    
    Un sourire satisfait s’étire sur mes lèvres.
    
    « Parfait, Daniel. »
    
    « Rhabillez-vous, Mademoiselle, nous arrivons... »
    
    Je remets mollement de l’ordre dans ma tenue défraîchie, sentant encore la moiteur tiède couler le long de ma main, offerte comme un rappel silencieux de ma domination sur le flegmatique Daniel. Au-dehors, la nuit s’étire indifférente sur la route, complice de nos jeux troubles, tandis qu’à l’intérieur, la Bentley tremble encore du chaos étouffé de notre plaisir
    
    Les lumières du château où se déroule le bal apparaissent au loin. Daniel rajuste sa tenue, retrouvant son impeccable maintien. Mais dans ses yeux, quand ils croisent les miens dans le rétroviseur, brille une lueur nouvelle – celle du désir éveillé et de la complicité naissante.
    
    La Bentley s'arrête devant le perron illuminé. Daniel descend pour m'ouvrir la portière, parfait gentleman. Quand je pose le pied sur le gravier, nos regards se croisent une dernière fois.
    
    « À tout à l'heure, Daniel, » je murmure avec un sourire entendu.
    
    « Mademoiselle, » répond-il d'une révérence impeccable.
    
    Mais je sais que notre jeu ne fait que commencer.
    
    ******
    
    Trois heures du matin, l’air est doux, chargé d’un parfum de nuit et d’essence. En foulant l’allée gravillonnée qui s'éloigne du château, je cherche des yeux la Bentley. La fatigue alourdit déjà mes paupières, mais un feu sourd pulse encore dans le bas de mon ventre. Toutes ces heures ...
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