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La soumission de Lira
Datte: 19/04/2026, Catégories: Non Consentement / À contre-cœur Auteur: Cesarion, Source: Literotica
... punitions pour faire regretter à l'esprit de l'esclave d'avoir failli à son maître. Elle eut envie de se précipiter, d'implorer un instant, une seconde, de promettre l'avilissement le plus absolu, la satisfaction de tous ses désirs, pour cette unique faveur : Le temps de réécrire ce texte inacceptable qui la condamnait. Trop tard, elle avait donné le carnet et scellé son destins et Kael continuait à lire avec la froideur du procureur en train de requérir : La honte me suit, colle à mes pas, un fardeau qui m'étouffe, m'oppresse. Je me sens coupable, pour quelle cause? D'obéir, de plier sous ta loi? Mon existence perd tout sens. Je ne dors plus, je repose sur un lit froid, loin de l'oubli de ma conscience. Mon cœur bat trop fort, cherche à fuir, prisonnier de cette démence. Ces lignes doivent clamer mon calme, mais je mens, je les forge, Kael. Tu ne sauras pas, je tais ce chaos sous un voile cruel. Je me sens brisée, un puzzle en désordre, impossible à reformer. J'essaie de travailler, de vivre, de me lever malgré tes exigences. Chaque pas pèse, chaque effort m'use, tout est lourd, un joug immense. Kael serra le carnet, ses doigts crispés. Une lueur vacilla dans ses yeux, un trouble profond, comme si ces mots touchaient une blessure ancienne. Il referma le carnet, son souffle s'alourdit. — Que signifie cela, Lira? « De toute la journée, le plus difficile est le matin. Cet acte insupportable où seule la terreur du stimulateur me contraint. Je me lève ...
... encore, mais un jour je ne me lèverai plus. » Lira sentit sa gorge se nouer, elle ne pouvait plus reculer alors, sa voix trembla au moment où elle se confessait sa rupture du contrat. — C'est la vérité, Kael. Le rituel... il me brise. Mes pensées s'effondrent, j'oublie monde, mes raisons de vivre je ne suis plus moi. Ses joues brûlaient de honte, elle baissa les yeux. Kael se leva, traversa le salon, s'approcha d'elle... — Tu as bien fait de parler, Lira. Il saisit une carafe de cristal, versa un liquide ambré dans un verre. Il le tendit à Lira, ses doigts effleurèrent les siens. — Bois. Ça apaisera tes tremblements. Lira saisit le verre, le liquide incendia sa gorge, une chaleur diffuse calma son corps. Elle resta un instant ainsi, figée dans ce temps en suspend, cette bulle sans punition, où la chaleur de l'alcool créait un havre. Les mots de Kael percèrent la bulle, il la fit asseoir : — Ces lignes, Lira, elles dévoilent ton âme. Tu me la dois aussi, elles sont un outil de contrôle pour me permettre d'ajuster tes limites, te pousser dans ton nouveau statut, sans pour autant te détruire. Tu aurais du te confesser avant, dit-il d'un ton apaisé, comme pour l'encourager Elle chercha son regard, un espoir fragile perça son désespoir. Ce geste, cette douceur inattendue, laissait entrevoir une trêve, une chance de répit. Peut-être pourrait-elle peser sur son sort. Kael esquissa un sourire, cruel, calculateur. Ce regard qu'il avait pour confesser les ...