1. Les étés de Charlotte Ch. 10


    Datte: 15/04/2026, Catégories: Non Consentement / À contre-cœur Auteur: cinolas, Source: Literotica

    ... également.
    
    - Ton costume t'a plus, me demande-t-il lorsque je lui semble prête à retrouver la parole.
    
    - Oui il était parfait !
    
    Je le pense réellement, je suis vraiment très honnête ! Il a dû longuement le réfléchir, car il représente bien l'état d'esprit du personnage. Un mélange subtil qui a répondu aux exigences du concours. Il était parfait dans son esthétisme sobre, mais racé, en harmonie avec mon bronzage intégral, en mettant bien en avant mes atouts. Il a été bien réfléchi dans son rôle de protection en évitant à mes mains, mes genoux et mon dos de trop souffrir. Les accessoires comme les grelots pour attirer l'oreille et mes zones érogènes un peu brillantes pour capter le regard le complétaient parfaitement.
    
    - Tes fesses vont bien?
    
    - Il y a des sujets très sensibles qu'il vaut mieux éviter d'aborder aujourd'hui, lui retourné-je sérieusement.
    
    Et là, cette petite phrase anodine qui me renvoie à ce week-end cauchemardesque me fait complètement craquer. Je me lève d'un bond et vais frapper le bide du Bibendum comme une folle en criant des "pourquoi", "pourquoi", "pourquoi" dans tous les sens.
    
    Je suis en pleine crise de nerfs, probablement à cause de tout le stress, de toute la tension accumulée lors de ces deux jours, de toutes ces émotions parfois si fortes, de toutes ces limites que j'ai du franchir, de toutes ces épreuves si dures ... je craqueeeeee !!!
    
    Justin ne lève pas le moindre de ses gros doigts boudinés. Placide, tripotant le cigare qu'il ...
    ... n'a toujours pas allumé, il me laisse me défouler sur sa carcasse de graisse qui me sert de punching-ball. Je suis en furie, incontrôlable, d'une rage et d'une violence que je ne me connais pas répétant inlassablement ce "pourquoi" qui me hante.
    
    Après quelques minutes très intenses, essoufflée par mon inhabituel déchaînement, je m'écroule contre le torse de Justin en pleur ! J'ai ouvert les vannes en grand et inonde sa chemise en soie de mon surplus lacrymal. Il me caresse les cheveux et encourage mon épanchement interminable. Je continue à jouer les perroquets, ressassant des "pourquoi tu m'as fait ça" entre deux reniflements disgracieux !
    
    Après un petit quart d'heure d'intenses émotions, je me calme et reste avachie sur son ventre, la tête contre son torse et les bras en croix l'entourant. Un peu comme en enfance, lorsqu'après un gros chagrin vous alliez retrouver votre énorme ours en peluche et vous vous jetiez dans ses bras pour vous sentir rassuré dans sa masse de poil. Justin en ce moment est mon Teddy bear !
    
    Toujours sans rien dire il continue à me caresser le dos. Nous passons un de ces rares instants où le silence vaut tous les discours du monde. Sa chemise trempée par mes larmes me colle au visage, mais je me sens bien. À la fois vidée et soulagée d'avoir lâché ce trop-plein qui m'envahissait la pensarde.
    
    - Il était une fois, entame Justin à voie basse pour à peine briser le silence instauré ... il était une fois, reprend-il après avoir laissé quelques ...
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