1. Trou-trous de Noël


    Datte: 13/04/2026, Catégories: #coupdefoudre, fh, inconnu, fête, Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    ... mœurs se relâchent un peu, il y a beaucoup de mains qui se perdent, d’autant que certaines lampes sont à présent éteintes, offrant ainsi une semi-obscurité.
    
    Comparativement, Sylvain est beaucoup plus sage. Nous sommes installés l’un à côté de l’autre, chacun sur notre pouf. Nous continuons à discuter de tout et de rien, cherchant à découvrir les facettes de l’autre.
    
    La nature possède ses impératifs contre lesquels on ne peut rien faire. Ne pouvant pas faire autrement, je me lève, disant à mon voisin :
    
    — Excuse-moi, je dois aller là où tu ne peux pas aller pour moi.
    — Je t’accompagnerais bien, mais tu ne vas peut-être pas apprécier… Ne t’inquiète pas, je ne bouge pas d’ici, je garde ton pouf.
    — Merci de veiller sur mon pouf !
    
    Quelques instants plus tard, je reviens, nettement soulagée. Quand j’entre dans le salon, Nadine est au centre de la pièce, en train de jouer les organisatrices comme elle aime le faire, elle devrait changer de métier et devenir planificatrice d’événements ou de spectacles. Je me demande ce qu’elle a inventé cette fois-ci. Me voyant revenir, elle se tourne vers moi :
    
    — OK, maintenant, tout le monde est là ! On peut z-y aller !
    
    Puis ma copine annonce à la cantonade :
    
    — Nous allons tamiser toutes les lumières. Comme ça, on évitera que le Père Fouettard nous reproche quoi que ce soit, en attendant que Papa Noël vienne !
    
    Aussitôt dit, aussitôt fait !
    
    Tamiser est un mot bien fort pour décrire le fait qu’il n’y a plus que les ...
    ... guirlandes du sapin en action pour éclairer tant bien que mal cette grande pièce ! Je sens que cette soirée est en train de virer à la partouze ou un truc dans le même genre, même si tout le monde semble rester dans son coin. La presque absence de lumière peut aider bien des assouvissements, si j’en crois des bruits suspects couronnés de petits gloussements, tandis que je me dirige vers Sylvain, devant traverser tout le salon.
    
    Qu’est-ce que cette chipie de Nadine a bien pu raconter durant mon absence ?
    
    La pièce est à présent plongée dans une quasi-obscurité. Chemin faisant, je constate que des petits carrés d’alu posés sur la table brillent légèrement. Quand même pas des préservatifs ? J’ai un peu de mal à retourner sur mon pouf. Soudain, des bras me capturent par la taille dans mon dos, je tressaille, je tente de me dégager, une voix connue résonne alors à mon oreille :
    
    — Ce n’est que moi, Perrine.
    — Ç’aurait pu être quelqu’un d’autre, Sylvain.
    — Ce n’est pas faux, mais je n’aurais pas permis que quelqu’un d’autre te touche.
    
    Une nouvelle déclaration déguisée. Je souris :
    
    — Oh-oh, tu es bien possessif !
    — C’est là le moindre de mes défauts.
    — Houtch ! Faut pas demander pour les autres !
    — Allez, viens t’asseoir sur mes genoux.
    
    Je suis étonnée par cette demande et le ton presque impératif quoiqu’adouci :
    
    — En quel honneur ?
    — Parce que j’en ai envie.
    — C’est bien parce que c’est toi.
    
    Guidée par ses bras, je m’assieds sur Sylvain. J’ai l’impression ...
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