1. Dernières leçons


    Datte: 13/04/2026, Catégories: #rencontre, fh, hplusag, jeunes, frousses, copains, grosseins, amour, jalousie, dispute, Oral fdanus, fsodo, hdanus, hgode, Auteur: Bussy, Source: Revebebe

    ... m’accueillit. Sa chevelure blonde coupée court n’avait pas grand-chose avec la tignasse mal peignée de la furie qui avait sonné chez moi. Avec son large sourire, elle me faisait penser à Cameron Diaz, époque « Mary à tout prix ». Les rides sévères de la colère avaient cédé la place à de fines marques délicates. Je marquai un temps d’arrêt avant de lui tendre le bouquet que j’avais apporté. Elle rougit et m’invita à entrer.
    
    Dans son séjour, Céline et Damien s’arrachèrent du canapé où ils étaient collés et vinrent à ma rencontre pour me claquer des bises sonores.
    
    — Tu n’as pas apporté ton euphonium ? s’enquit Damien.
    — On n’est pas obligés de faire toujours la même chose tous les samedis, lui répondis-je.
    
    Céline laissa échapper un gloussement et baissa les yeux pour éviter d’éclater de rire et de nous trahir vis-à-vis de la mère de Damien.
    
    Nous ne vîmes pas le temps passer. Les jeunes s’éclipsèrent après le café, nous laissant, Estelle et moi, nous raconter nos vies. Nos jeunesses, nos mariages et divorces n’intéressaient pas les étudiants qui avaient mieux à faire par une belle journée comme celle de ce mois de juillet que nous écouter.
    
    Je n’avais pas prévu de passer la journée sur place et dû couper court au moment. Ma fille arrivait par le train pour passer quelques jours chez moi et je devais être rentré pour l’accueillir. Je promis à Estelle de l’inviter à mon tour. Je lui glissai que j’avais davantage apprécié cette seconde rencontre que la première et que ...
    ... j’aurais plaisir à la revoir. Elle se confondit en excuse pour l’esclandre et accepta par avance mon invitation.
    
    Un mois s’écoula avant que je puisse mettre en application ma promesse.
    
    Les vacances des uns et des autres avaient eu raison de nos emplois du temps et le mois d’août touchait à sa fin lorsqu’elle franchit pour la seconde fois la porte de mon appartement. Durant l’été, j’avais eu quelques nouvelles de mon trio de dépravés comme je m’étais mis à les appeler affectueusement. Mathilde prenait ses marques dans une colocation féminine tandis que Céline et Damien avaient bourlingué au travers de l’Ardèche au gré des campings qui disposaient de places libres.
    
    ***
    
    Estelle me tendit un bouquet très similaire à celui que je lui avais apporté lors de ma venue.
    
    — Je vous remercie Estelle. C’est rare une femme qui offre des fleurs. J’apprécie vraiment l’attention.
    — J’ai toujours pensé que la bonne version du féminisme c’est quand les hommes et les femmes acceptent les mêmes choses l’un de l’autre.
    — La définition me convient bien.
    
    Elle entra et me fit une bise délicate. Au lieu du vague contact de joue, assorti d’un claquement de bouche qui fait office de bise mondaine, je sentis ses lèvres se poser sur ma peau. Son parfum monta à mes narines. J’étais bien.
    
    Nous reprîmes notre discussion là où nous l’avions laissée.
    
    Je me levai pour débarrasser le plat et aller chercher le gâteau qui attendait dans le réfrigérateur. Je posai le plat à côté de l’évier ...
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