1. François du Gévaudan 03


    Datte: 12/04/2026, Catégories: Gay Auteur: ANDRERP95, Source: Literotica

    ... courrais comme un fou. Aussi vite que la première fois où j'avais tout découvert.
    
    La camionnette des Berthaille était là! Garée devant l'entrée. La moitié arrière dans la grange, elle ne laissait aucun passage. Ils ne pouvaient être qu'à l'intérieur. Ils avaient dû rentrer le reste des foins dans la grange. Je ne voyais pas de solution pour voir ce qui se passait à l'intérieur mais au bout de quelques minutes, l'envie de voir ce qui se passait m'a fait prendre des risques considérables.
    
    Le véhicule m'offrait un endroit rêvé pour les voir. Il suffisait que j'y entre et que je regarde par les fenêtres des portes arrière. Mais c'était plus facile à dire qu'à faire.
    
    Je me suis approché en rampant du véhicule. La porte conducteur était ouverte. Je les entendais rire à l'intérieur. Je suis entré dans la camionnette. L'odeur de fauves y été presque insoutenable et j'ai mis quelques secondes à m'y habituer.
    
    C'était la camionnette de la Jeannette qui s'en servait pour les courses et pour emmener ses chiens partout avec elle. Il n'y avait que les deux sièges avant. Je suis passé à l'arrière, me frayant lentement un chemin au milieu d'objets hétéroclites qui jonchaient le plancher pour arriver aux portes arrière du véhicule. Les petites vitres en hauts des portes étaient occultées par un papier transparent qui atténuait la vigueur du soleil et en même temps camouflait l'intérieur du véhicule aux personnes de l'extérieur. C'était l'endroit idéal qui me permettait de voir ...
    ... sans être vu.
    
    La chaleur était suffocante. J'étais en nage et commençais à m'habituer à l'odeur épouvantable de fauve. Très lentement, j'ai levé la tête au niveau des fenêtres. Il faisait assez sombre dans la grange. Mes yeux se sont habitués à cette semi-obscurité et j'ai pu enfin les voir.
    
    Ils étaient tous là. A quelques mètres de moi. Dans le seul endroit encore libre. Juste devant moi. A à peine cinq mètres. Ils parlaient entre eux. Ils venaient de finir de déjeuner et il y avait des restes du repas encore sur le sol. Les quatre frères en cercles assis par terre, jambes croisées en train de parler en patois et la Jeannette, un peu plus loin, en train de ranger.
    
    Je n'ai pas vu tout de suite les chiens. Je savais qu'ils étaient là, puisque la Jeannette ne s'en séparait jamais. Je les ai enfin vu, dans un coin plus sombre, un peu à l'écart du groupe ; et quand je les ai aperçus, j'ai eu un coup au cœur.
    
    François était avec eux! Assis par terre!
    
    Nu! Une laisse autour du cou!
    
    Les deux chiens et lui étaient attachés à un des piliers de la grange. Je ne connaissais rien en chiens, mais ceux-là étaient énormes, le poil ras et noir, la gueule carrée avec des oreilles en pointe, babines bavant, retroussées sur des crocs énormes.
    
    Ils étaient menaçants, assis sur leurs derrières et regardaient d'un œil torve le groupe. François était assis adossé au pilier, les yeux fermés. On aurait dit qu'il dormait. Il avait un gros collier noir autour du cou et une laisse comme ...
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