1. « Clémence » (1) : Zakaria


    Datte: 11/04/2026, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds

    ... virile qui rendait sa frustration encore plus insupportable, mais elle faisait son maximum pour rester de marbre et ne pas entrer dans le jeu du bel homme.
    
    Très vite cependant, pendant l’une de ses soudaines réapparitions, elle décida de hausser le ton :
    
    - Qu’est-ce que vous voulez ? demanda-t-elle sèchement, en se retournant.
    
    Il s’approcha, sans la toucher. Lentement, il se rapprocha à quelques centimètres d’elle et l’odeur de l’homme la troubla.
    
    - Que tu arrêtes de me fuir. Je vois comment tu me regardes. Tu te retiens, mais tu veux. Tu ne l’as jamais vraiment goûté, pas le vrai… Pas ce que je peux te donner.
    
    Elle sentit son ventre se contracter. Sa poitrine se soulever.
    
    - Je… Je suis mariée, murmura-t-elle.
    
    - Je doute fort que ton mari sache comment s’occuper d’une femme comme toi.
    
    Avant même qu’elle s’en aperçoive, il passa une main rapide derrière son dos et lui donna une claque sur sa fesse. Clémence sursauta et ouvrit la bouche, mais aucun son n’en sorti.
    
    - Eh bien ? Tu ne dis rien ?
    
    Clémence essaya d’articuler.
    
    - Je… je ne vous permets pas.
    
    Zakaria eut un large sourire.
    
    - Je vais bien m’occuper de toi moi, tu vas voir.
    
    Et il s’éloigna sans ajouter un mot, la laissant là, tremblante. Elle rentra en vitesse à la maison, Michel était sur son ordinateur en train de travailler et ce fut à peine si elle le salua. Elle se dirigea vers la salle de bain et s’y enferma. Essoufflée, elle découvrit avec honte qu’elle mouillait ...
    ... abondamment. Elle avait envie de Zakaria, son corps réclamait le sien et elle ne savait plus comment réprimer cette envie.
    
    Ce ne fut qu’après deux jouissances qu’elle put enfin sortir de la salle de bain avec un air presque neutre.
    
    - Non, c’est une folie, je ne ferai jamais ça.
    
    ***
    
    Les jours suivants furent un supplice pour Clémence.
    
    Elle évitait les endroits où elle voyait habituellement Zakaria, prétextait des maux de tête pour ne pas sortir. Michel ne voyait rien. Il était absorbé par ses réceptions, ses dîners officiels, ses rapports à rédiger pour l’Ambassade.
    
    Clémence passait ses journées entre les murs de leur logement, à lire, à errer, à s’étouffer. Son corps criait en silence. Elle rêvait de Zakaria. De sa voix grave. De ses mains, qu’elle imaginait rugueuses, puissantes, possédantes.
    
    Un après-midi, elle reçut un message. Elle ne lui avait jamais donné son numéro. Et pourtant, là, sur son écran :
    
    "Café de notre rencontre. 18h. Viens. Ou continue à te mentir."
    
    Elle aurait dû supprimer le message mais à 17h30, elle était déjà maquillée, vêtue d’une robe fluide beige, fine et légère, qu’elle n’avait jamais osé porter auparavant. Elle marcha jusqu’au café, chaque pas l’enfonçant dans une culpabilité brûlante mais aussi dans une excitation qui la consumait. Elle avait honte d’elle-même. Mais elle n’avait jamais été aussi vivante.
    
    Zakaria était là. Installé au fond, une table à l’abri des regards. Il la scruta sans mot dire, son regard glissant lentement ...
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