1. Notifications, ou La Centrale des Songes


    Datte: 05/04/2026, Catégories: #théâtre, #revebebe, Humour #drame, #personnages, Auteur: majaas, Source: Revebebe

    ... (lui parlant comme à une étoile filante) : On sait. On ne retiendra pas la mer. On écrira les vagues.
    
    Charlie67 : Par pitié… vous allez vraiment parler en coquillages jusqu’à l’aube.
    
    Pattie : Nous allons parler en adultes jusqu’à la fin de l’acte. C’est déjà pas mal.
    
    (Noir bref. Une cloche. Acte II.)
    
    ACTE II – Les Tampons
    
    (La scène représente une table verte, deux tampons géants « BÀP » et « REFUS », et une clochette de réception d’hôtel. Collioure a reculé mais la mer s’entend toujours, discrète. L’Administrateur, costume sombre, couette de câbles sur l’épaule, apparaît.)
    
    L’Administrateur : Je ne suis là que lorsque ça grésille. Là, ça grésille.
    
    Pattie : Il a laissé une critique de fonctionnement. On peut en tirer quelque chose de simple : décider que « je me suis endormie » n’est pas un argument, et que « trop long » nécessite au moins un exemple d’allègement.
    
    Charlie67 : « Je me suis endormie » chante pourtant une vérité. Le texte m’a perdue.
    
    Maryse : Alors dis « le texte m’a perdue ici » et tends la main. On n’endort pas un auteur, on le réveille avec un détail.
    
    Bullitt : On peut même inventer un bouton « Là ça cale » dans la centrale. Tatapoum, repère rouge, on colle une suggestion. Ça serait fun.
    
    Mike06200 : Et si on ajoutait une règle officieuse : pas de pique sur la personne, jamais. Le texte, toujours le texte.
    
    Charlie67 (raide, mais moins sûre) : J’ai parlé de son ego parce qu’il a flambé. On aurait dit un pommier vexé.
    
    Pattie ...
    ... : Tu as parlé de son ego parce que tu étais en tort sur la forme et que tu n’avais pas envie de t’excuser. (Elle pose le stylo rouge, calme) Ça arrive. À tous. Même à moi.
    
    Mélina : Il est parti pour respirer. Si on ne veut pas que d’autres sortent pour les mêmes raisons, on nettoie la pièce. Ça s’appelle aérer.
    
    L’Administrateur : Je vais ajouter un bandeau en haut de la Centrale : « Refus = arguments. Enthousiasme = exemples. Ironie = modération. » Quant aux attaques personnelles, j’ai un bouton « déposer le marteau » que je rêve d’utiliser.
    
    Bullitt : Tu peux l’appeler « lâcher-prise ». Ça sonne mieux que « déposer le marteau ».
    
    Charlie67 (à mi-voix) : Je ne sais pas faire doucement.
    
    Maryse : Alors fais court. Le doux viendra plus tard.
    
    Le Fantôme de l’Artiste : Je ne demandais pas la douceur. Je demandais l’outil.
    
    Pattie : Et nous, nous avons confondu l’outil et la massette.
    
    Charlie67 (une crispation, puis un soupir) : Très bien. Je… note. (Elle saisit le tampon « REFUS », l’observe) On peut refuser avec élégance. Il paraît.
    
    Maryse : On peut même aimer autrement, tiens. Dans tes refus, je lirai tes goûts. Et dans tes goûts, ton humanité.
    
    Mélina : C’est fait. La page blanche existe. Elle brille presque.
    
    Bullitt : Alors on fait quoi, maintenant.
    
    L’Administrateur : On ne fait pas semblant que rien ne s’est passé. On se souvient. Et on écrit la suite du site sans que la Centrale devienne une carrière de moellons.
    
    Mike06200 : On garde de la ...