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L’histoire dont je suis Raïssa l’espionne
Datte: 30/03/2026, Catégories: #héros, #délire, #policier, fh, ff, fhh, fhhh, grp, fbi, couleurs, Collègues / Travail prost, nympho, fépilée, fête, toilettes, collection, hdomine, cérébral, revede, facial, Oral pénétratio, double, Partouze / Groupe fsodo, jeu, champagne, sm, Auteur: Samir Erwan, Source: Revebebe
... en vouloir plus, elle examine mes yeux, mon nez, mes lèvres. Le taximan nous regarde dans son rétroviseur. Nous arrivons à l’appartement de Jane : — On se voit demain ? lui dis-je en lui faisant un clin d’œil. Jane avale sa salive, hoche la tête en me regardant dans les yeux : — Tu viens prendre un tout dernier verre ? Si j’accepte, je vais au208. Si je lui donne rendez-vous le lendemain à la marina, je vais au49. Cette mission se terminerait enfin. J’écrirais dans mon rapport que c’était de la légitime défense. Je pourrais aussi fouiller la maison – celle-ci et celle au-dessus du Café Bleu – et je pourrais remonter la piste vers le véritable chef de MoonWar. Andreï tente de sourire. Je fronce les yeux, serre les dents, je prends deux respirations en levant mon arme près de mon œil et sans remords, tandis que le visage d’Andreï se décompose dans mon viseur, je tire dans son thorax, presque à bout portant. Le corps d’Andreï sursaute, sa tête tirée à l’arrière, les jambes et les bras étendus, sa bouche ouverte. Il est mort. Je baisse mon arme, je me demande : « Ça se termine comme ça ? Tout ça pour ça ? » Mais oui, philosophé-je en fouillant la maison et en restant à l’affût qu’il n’y ait pas d’autres gardes, la vie n’a pas de morale, on n’est pas dans un film où le générique défile présentant tous les protagonistes et antagonistes de l’histoire. Il n’y a pas de musique en fanfare démontrant que les « gentils » ont gagné contre les « méchants ». Il y a ...
... seulement des intérêts personnels et/ou particuliers qui s’affrontent. Quelques fois, il est même possible que des intérêts divergents se rejoignent, d’autres fois – je me retourne vers le cadavre d’Andreï qui se vide de son sang –, ça se termine comme ça. Je vais au115. Un soir d’apéro après le boulot, alors que Léo et Jane partent plus tôt, je me retrouve seule avec Gabriel. Je me dis que c’est le moment parfait pour le confronter. — Gab, lui dis-je, Jane m’a parlé un peu… ça va comment dans ton couple ? Il est soudainement distant, lui d’ordinaire si amical. Il hausse les épaules, je persévère : — Tu as des soucis avec Anita ? — Pas avec Anita en fait… Je sais pas… — Elle a un amant ? Il me semble si vulnérable… J’ai presque envie de lui montrer les photos que j’ai prises d’Anita et de son amant, mais ça détruirait Gabriel. Le but, c’est le dossier Madras que possède Gabriel. Une espionne ne fait pas dans le social : je lui montre les photos, je lui dis que je les diffuse sur le Net s’il ne me donne pas le dossier Madras et puis hop, fin de mission ! Mais Gabriel me regarde, les yeux pleins d’eau et, oui, il se met à pleurer : — Raïssa… je suis dans la merde… Je tente de garder la façade, mais je ne sais pas, je ne sais plus rien… Si la discussion me saoule et que je ne suis pas réceptive à l’écouter, je vais au38. Sinon, si je suis empathique et j’écoute Gabriel, je vais au384. J’ai un peu honte. Il faudra que j’en discute vraiment avec ...