1. Plaisir du passé et du présent


    Datte: 29/03/2026, Catégories: #fantastique, f, Auteur: Laureline, Source: Revebebe

    La librairie ancienne, nichée dans une ruelle pavée du Quartier latin, sentait le papier vieilli et la cire d’abeille. Les étagères en bois sombre s’étiraient jusqu’au plafond, chargées de volumes reliés de cuir et de secrets oubliés. Sophie, les doigts effleurant les tranches des livres, se laissait guider par une curiosité presque magnétique. À vingt-trois ans, elle avait toujours été fascinée par les objets qui portaient en eux les traces d’une autre époque. Son regard s’attarda sur un livre à couverture de velours vert usée par le temps. Elle l’ouvrit délicatement, comme si elle craignait de réveiller un esprit endormi. Elle l’acheta en remarquant le curieux sourire de la vendeuse et rentra chez elle.
    
    Le papier jauni était couvert d’une écriture élégante, celle d’une femme nommée Élizabeth. Les mots, datés du XIXe siècle, semblaient murmurer des confidences à travers les âges. Le livre était intitulé « journal intime ». Sophie, assise nue sur son lit, laissait le journal posé sur ses genoux, les pages frémissant sous la caresse de l’air. Elle l’avait ensuite ouvert au hasard, sans intention particulière, mais ses yeux furent immédiatement attirés par un passage qui semblait luire d’une lumière propre.
    
    C’était un récit d’une nuit d’amour, une nuit entre femmes. Sophie n’avait pas d’attirance particulière pour les femmes, mais elle continua sa lecture. Les mots d’Élizabeth décrivaient avec une précision presque cruelle la chaleur d’un corps contre le sien, le ...
    ... frisson des lèvres sur la peau, la douceur des doigts explorant des courbes inconnues. Sophie sentit son cœur battre plus vite, comme si les mots avaient un pouvoir physique, comme si les souvenirs d’Élizabeth s’insinuaient dans ses propres veines.
    
    Elle lut, les yeux rivés sur les lignes, les mots coulant en elle comme un fleuve de sensations. Élizabeth décrivait la façon dont sa partenaire, une femme aux cheveux noirs comme l’ébène et aux seins blancs, avait effleuré son cou, comment ses lèvres avaient tracé un chemin brûlant jusqu’à son oreille, murmurant des mots impies qui avaient fait frissonner chaque fibre de son être. Sophie sentit son propre cou se tendre, comme si ces lèvres invisibles effleuraient sa peau.
    
    Sophie sentit sa propre respiration s’accélérer, ses seins se soulever légèrement sous l’effet d’une excitation qu’elle ne contrôlait pas. C’était comme si les souvenirs d’Élizabeth traversaient le temps pour s’ancrer en elle, comme si chaque sensation décrite trouvait un écho dans son propre corps.
    
    Elle lut comment Élizabeth avait été guidée, doucement, mais fermement, vers le bord d’un plaisir inconnu. Les doigts de sa partenaire avaient glissé le long de sa cuisse, s’étaient attardés sur la courbe de sa hanche, avant de plonger dans l’humidité de son sexe. Les doigts d’une main lissaient le dessous d’un sein lourd et plein pendant que l’autre main épousait le mont de Vénus pour le masser avec lenteur. Sophie sentit ses propres doigts se crisper sur le ...
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