1. Journal d'un monstre 4


    Datte: 25/03/2026, Catégories: #journal, #psychologie, #rupture, #adultère, #enseignant, fh, fplusag, profélève, Collègues / Travail école, amour, Oral pénétratio, Auteur: Rainbow37, Source: Revebebe

    ... jamais été jalouse à ce point avant. Pas même pour Patrice, même quand je savais qu’il voyait quelqu’un d’autre. Mais avec Vincent, c’est différent. C’est plus intense. Plus viscéral.
    
    Je crois que je n’ai jamais été aussi près de la folie, aussi prisonnière de mes pulsions. Mais qu’est-ce qu’il se passe avec Vincent ?
    
    Ça s’est passé ce matin, pendant l’atelier informatique. J’adore ce moment. Je me sens moins prof, plus complice, plus connectée. Je flâne entre les rangées d’ordinateurs, observant les élèves travailler, les aidant quand ils butent sur un problème, appréciant leur concentration, leur créativité, leur énergie.
    
    Et j’ai vu cette gamine, Emma, s’approcher de Vincent, le regard pétillant. Elle lui a parlé à voix basse, en riant, en lui touchant le bras, en lui faisant des compliments. Il lui a répondu, poliment, gentiment, il n’y avait rien de mal, mais c’était déjà plus que je ne pouvais supporter. Je devais agir, je ne pouvais pas la laisser me le voler sous mes yeux.
    
    Une fois qu’elle a regagné sa place, j’ai senti le besoin irrépressible d’être près de Vincent. Il était concentré, absorbé par sa tâche, les sourcils froncés, les lèvres légèrement pincées. Il était si mignon, et il est à moi.
    
    Alors, sous prétexte de vérifier son travail, je me suis approchée de lui, discrètement, en faisant attention à ne pas me faire remarquer par les autres élèves. « Excuse-moi, Vincent, je peux te montrer quelque chose ? » J’ai posé ma main sur la souris ...
    ... au-dessus de la sienne, me penchant sur lui légèrement. Il a esquissé un sourire. J’ai profité de l’occasion pour sentir sa peau, pour m’enivrer de son parfum. Puis, j’ai tapé du bout des doigts sur le clavier : « Elle est mignonne ». J’ai senti son corps se crisper.
    
    Son regard a croisé le mien, et j’y ai vu un mélange de surprise, d’incompréhension, puis d’amusement. Il a placé ses doigts agiles sur le clavier pour compléter ma phrase : « … mais il n’y a qu’avec ma prof préférée que je souhaite faire des devoirs supplémentaires ».
    
    Regardant le reste de la salle pour m’assurer de notre discrétion, j’ai glissé une douce caresse le long de son bras. Sa réaction m’a étonné… D’un geste vif, il a effacé nos mots pour les remplacer par : « J’AI ENVIE DE TOI ».
    
    Cette simple phrase a été comme une étincelle. Un désir brûlant, une envie folle de le toucher, de le sentir, de le goûter m’a submergée. J’ai eu un instant de recul, sentant mes joues rosir, et je suis retournée à mon bureau en catimini. Une fois assise, j’étais gentiment agacée de le voir hilare et fier de l’effet qu’il avait eu sur moi.
    
    J’ai tenté de me raisonner, mais ce petit jeu risqué m’avait déjà excitée plus que je ne l’aurais pensé. Je savais pourtant qu’on allait se voir après midi, mais je le voulais, maintenant. Alors, je me suis mis en tête de faire quelque chose de stupide.
    
    Je me suis levé et j’ai débranché mon imprimante en râlant le plus bruyamment possible pour que les élèves me regardent. Puis j’ai ...
«1234...16»