1. Journal d'un monstre 4


    Datte: 25/03/2026, Catégories: #journal, #psychologie, #rupture, #adultère, #enseignant, fh, fplusag, profélève, Collègues / Travail école, amour, Oral pénétratio, Auteur: Rainbow37, Source: Revebebe

    ... les jets d’eau, nos bouches s’embrassaient avec une ferveur renouvelée. Nous avons goûté de nouveau au plaisir. C’était une danse improvisée, une envie mutuelle et immédiate, un abandon total à nos désirs. La jouissance fut rapide, intense, et notre passion apaisée, au moins pour un temps.
    
    Plus tard, nous nous sommes endormis, épuisés, mais heureux. Mais le sommeil n’a pas duré. Au petit matin, nos corps se sont cherchés naturellement, guidés par le désir qui ne s’était pas éteint. Notre peau, encore chaude du lit, s’est embrasée à nouveau. Ce fut doux, tendre, un murmure de plaisir dans le silence du matin.
    
    J’aurais aimé que ce week-end dure toujours.
    
    J’ai trouvé Patrice changé depuis son retour. On s’est enfin revus pour la première fois depuis des jours et pourtant, son baiser était furtif comme un réflexe conditionné par des années de vie commune, et, tout au long du dîner, il semblait ailleurs, plongé dans ses pensées.
    
    Je connais ces regards perdus, comme sur un petit nuage, je pense qu’il est amoureux. Je ne suis ni jalouse ni en colère, moi aussi je ne suis plus tout à fait là depuis de week-end passé avec Vincent et Lilou.
    
    Je ne me pose plus beaucoup de questions sur mon avenir commun avec Patrice…
    
    Le sujet de Justine est revenu souvent ces derniers temps avec Patrice. Après quelques échanges hésitants, il m’a lâché :
    
    — Tu sais… L’enfant de Justine, il va bientôt avoir un an. Tu crois que tu pourrais en parler avec le père ?
    
    Je n’ai pas su ...
    ... quoi répondre sur le moment. J’ai simplement promis que je « verrais ce que je peux faire », une réponse vague qui me permettait de gagner du temps, encore.
    
    C’était une première. Après la journée de cours, j’ai rejoint Vincent chez lui comme tous les mercredis, mais pour la première fois, je ne suis pas rentrée chez moi, si tant est que la maison que je partage avec Patrice soit encore chez moi. Quand j’ai appelé Patrice pour lui dire que je ne rentrais pas, il m’a souhaité une bonne soirée avec une sincérité qui en dit long sur notre relation actuelle.
    
    En m’endormant dans les bras de Vincent, j’étais surprise à me sentir sereine, presque comme si cet arrangement devenait une évidence. Chez moi… C’est avec Vincent et Lilou.
    
    C’est fait. Après des semaines de réflexion, de discussions avec ma psy et avec Vincent, j’ai enfin parlé à Patrice. Il savait déjà pourquoi. Il a baissé les yeux avant que je dise quoi que ce soit. À voix basse, il a avoué qu’il avait manqué de courage pour aborder ce sujet, mais qu’il reconnaissait qu’il était temps.
    
    — Moi aussi j’en ai besoin pour avancer, a-t-il ajouté.
    
    Nos mots ont été doux, presque tendres. Patrice a admis qu’il avait encore des sentiments pour moi, mais qu’ils étaient différents maintenant, comme un amour apaisé, presque nostalgique. Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire, car au fond, je ressentais la même chose. Nous étions sur la même longueur d’onde sur tout : la vente de la maison, le partage des affaires, les ...
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