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Pandi-Panda
Datte: 21/03/2026, Catégories: #confession, fh, Collègues / Travail cérébral, revede, Auteur: Patrik, Source: Revebebe
... curieuse, désignant le panda qui est accroché au cou de Nadège, elle lui demande : — Je parie que tu dors avec ! Je me trompe ? — Euh oui… euh non… — Tu le portes tout le temps, c’est ça ? — Sauf sous la douche… Je ne crois pas que ce soit étanche. — T’as pas reçu d’autres cadeaux ? — Eh ! C’est déjà bien beau qu’il m’ait offert ce bijou, la dernière fois ! Il ne faut pas demander l’impossible ! — Et si tu pouvais demander l’impossible, tu demanderais quoi ? Rêveuse, Nadège pose son doigt sur sa lèvre inférieure : — Si je pouvais… — Si tu pouvais faire quoi ? — J’aimerais être à lui, vivre avec lui, être toujours avec lui, jour et nuit… Que je sois sa pandi et lui mon panda ! Mains sur la rambarde, Laurine s’exclame : — Houlà ! C’est plus de l’amour, mais de l’adulation ! — Si je le pouvais, je le suivrais jusqu’au bout du monde… — Pourquoi Bruno et pas un autre ? Regardant droit devant elle vers le centre-ville, la blonde devient pensive : — Je ne sais pas… c’est comme si… comme si c’était évident… Je ne sais pas comment dire… comme si je devais être rien qu’à lui. — Et pas lui pour toi ? — Euh si… mais je n’y crois pas… Pourquoi Bruno irait s’enquiquiner avec une fille comme moi ? Pointant du doigt sa voisine, Laurine s’insurge gentiment : — Et d’une, tu n’es pas une fille, mais une femme. Et de deux, arrête de te dévaluer. — Avoue que Bruno et moi… — Je pense que tu devrais regarder autour de toi, il existe bien d’autres hommes ...
... qui ne demandent qu’à faire ton bonheur. Regardant l’horizon, Nadège soupire : — Je suppose que tu as raison… mais bon, c’est pas évident. — Demain, c’est vendredi, dernier jour de la semaine avant le week-end. Essaye de te changer les idées : samedi, balade-toi en ville, on ne sait jamais. Tiens, tu devrais demander à Gautier, celui de la compta, il serait ravi de sortir avec toi. Entendant ce prénom, la blonde s’étonne franchement : — Gautier ? Ah bon ? — Tu ignorais qu’il flashait pour toi ? — Euh… il est bien gentil, mais… j’ai pas vraiment de feeling avec lui… — Penses-y, on ne sait jamais… — Pas ce week-end en tout cas. Voyant que ses aspirations de marieuse sont en train de tomber à l’eau, Laurine laisse tomber : — OK, OK, c’est toi qui vois… Au fait, n’oublie pas que demain, vendredi, je ne serais pas là, j’ai des heures sup’ à récupérer. — Oui, je sais, tu m’en as parlé hier, et aussi ce matin. Puis elles se dirigent vers la porte-fenêtre afin de retourner travailler. Lundi matin, comme de coutume, après un long week-end pour elle, Laurine vient faire un petit coucou auprès de Nadège. En entrant dans le bureau, elle constate tout de suite qu’il y a quelque chose d’inhabituel : — Houlà, on dirait qu’il s’est passé quelque chose de bien pour toi ce week-end ! T’as les yeux qui brillent ! — Tu ne devineras jamais, Laurine ! Moi-même, je n’en reviens pas ! — Allez, allez, explique ! Fébrile, Nadège lâche un seul mot : — Bruno !! — ...