1. Pandi-Panda


    Datte: 21/03/2026, Catégories: #confession, fh, Collègues / Travail cérébral, revede, Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    C’est au début des années 2000, un peu avant le passage à l’euro, que se déroule notre histoire. Quelques années auparavant, deux associés (un ancien et un plus jeune) ont fondé leur société dans le centre-ville d’une agglomération de taille moyenne. C’est dans ce décor que commence ce récit très dialogué.
    
    Ce matin, la brune Laurine entre dans le bureau de la blonde Nadège. Aussitôt, elle remarque une nouveauté :
    
    — Tiens, c’est nouveau, ce collier avec ce panda !
    — Oui, c’est un cadeau de Bruno.
    — Encore un ? T’en as de la chance !
    
    Nadège baisse la tête vers le pendentif :
    
    — Oui, c’est pas la première fois. Il sait que j’aime les pandas, il m’a déjà offert un livre, un poster, deux figurines et aussi un mug. Je crois que je n’ai rien oublié…
    — Waw, tout ça ? En quel honneur ?
    — Je ne sais pas, mais il m’a dit que, quand il voyait un truc avec un panda, il pensait à moi.
    
    Laurine se penche sur le pendentif :
    
    — Eh ? Les yeux bougent ?
    — Oui, ils bougent, c’est grâce à des cristaux liquides. D’après Bruno, la pile sera à changer dans deux-trois mois environ. Il m’a dit qu’il s’en occuperait.
    
    Laurine regarde le côté pile du bijou et y lit ce qui semble être le modèle :
    
    — Ah, Pandi-Panda, ça me rappelle quelque chose ! En tout cas, t’es bien l’une des seules femmes de la boîte à avoir droit à des petits cadeaux de la part de Bruno !
    
    Un peu gênée, Nadège affiche un sourire un peu crispé :
    
    — Je ne sais pas pourquoi… C’est peut-être parce que je ...
    ... ne demande rien…
    — C’est vrai que je ne compte plus celles qui ont tenté leur chance avec lui. Rappelle-toi de la trop belle Natacha, celle qui clamait partout que tous les hommes étaient à ses pieds. Elle s’est cassé les dents !
    — Je crois que Bruno les voit venir. Lui et moi, nous en avions parlé une fois à la cantine. Il m’avait dit que la plupart des femmes cherchaient surtout à se caser.
    — Ce qui n’est pas faux : il est beau, il a les moyens, il a du pouvoir. C’est quand même l’un des cocréateurs de la boîte. Au fait, s’il te disait oui, tu ne lui dirais pas non, je suppose.
    
    Nadège rougit un peu :
    
    — Je… de toute façon, je ne me fais pas d’illusions. Regarde-moi, Laurine, franchement, j’ai quoi pour moi ?
    — T’es mignonne, tu as de beaux yeux verts, tu ressembles un peu à Buffy, tu sais, la blonde qui chasse les vampires.
    — Tu vas chercher ça loin ! Mais c’est vrai qu’on me l’a souvent dit, mais moi, je ne trouve pas que je lui ressemble. De plus, Sarah Michelle Gellar n’a pas les yeux verts, à ce que je sache… et puis, elle est nettement plus belle que moi !
    — Non, toi, tu es la Buffy aux yeux verts, avec un peu plus de poitrine, c’est vrai. Et ton Bruno a un petit côté David Boreanaz.
    — Halala ! Toi !!
    
    Elles séparent dans la bonne humeur, sachant qu’elles se reverront certainement à la cantine.
    
    Quelques jours plus tard, les deux jeunes femmes sont seules sur la terrasse du cinquième étage, en train de discuter de tout et de rien. Comme Laurine est ...
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