1. Écrit avec du foutre


    Datte: 18/03/2026, Catégories: #réflexion, #psychologie, #société, #érotisme, #initiatique, #confession, #personnages, #totalsexe, #occasion, #gay, #masturbation, #Oral, hsodo, Auteur: majaas, Source: Revebebe

    ... goût du sperme et ne négocie pas. Adrien eut un gémissement que l’on n’entend pas chez les mariés : une vraie plainte, sans couverture.
    
    Milo accéléra, gorge ouverte, paumes sur les fesses. Il voulait que ça sorte, que ça dégouline. Adrien se déversa dans sa gorge, longuement, en tremblant. Milo avala. Dégusta.
    
    — J’ai faim. On a quoi ? demanda-t-il en déglutissant.
    
    Ils partagèrent une soupe trop salée, assis face à face, l’air dense, la peau encore vibrante.
    
    — À ton tour, dit Milo. Lis-moi un truc à toi. Pas un poème. Un truc sale.
    
    Adrien tira d’un tiroir métallique un cahier à spirales. Couverture déchirée, bavures d’encre, pages raidies.
    
    — J’avais vingt-neuf ans… et beaucoup de silence dans la braguette, dit-il.
    — Tu n’écris que quand personne ne dit « je t’aime » ? demanda Milo les paupières mi-closes, la main dans le caleçon.
    — On m’a dit « plus fort » et « continue ». C’est déjà une liturgie.
    
    Le jeune homme baissa son froc. Belle verge, un peu courbée. Une queue qui a vu le monde et qui s’en fout. Adrien s’agenouilla, le cahier contre la cuisse. Milo vint poser le gland contre sa joue.
    
    — Lis.
    
    Adrien reprit, la bouche frôlant la bite tendue, voix basse et râpeuse :
    
    Il ferma le cahier.
    
    — J’ai plus honte. Et j’ai envie. Maintenant.
    
    Milo l’embrassa – un baiser sans décor, dents, souffle, langue qui cherche la route la plus courte – et le retourna d’un geste.
    
    — Je vais te démonter, dit-il, pour te remonter droit.
    
    Un crachat, une ...
    ... paume, la tête calée. Adrien cria. La brûlure nettoya. Il s’ouvrit et prit. Milo le travailla en profondeur avec assurance. Un rythme qui dit « tu existes, là ». Adrien, transpirant, s’agrippait au tapis. Un seul mantra suffit : à chaque poussée, son dos comprenait. Les rôles se décollaient comme des étiquettes.
    
    Milo se tendit, grogna, puis s’affala, front contre nuque, souffle court.
    
    — Ce soir, tu es mon chapitre.
    
    Ils restèrent allongés un moment. Le silence n’était pas vide, il pesait juste ce qu’il fallait.
    
    — T’as un beau cul, dit Milo.
    — Tu dis ça parce que tu viens de le remplir ?
    
    Adrien rit. Sec, content. Il se redressa, l’air frais glissant sur son gland encore sensible. Il tendit un manuscrit à Milo.
    
    — Écris-moi. Pas de métaphores. Du cru, comme tu le sens.
    
    Milo prit un stylo, une page vierge :
    
    Adrien regonfla sous la main de Milo.
    
    — Je ne vais pas écrire ça ici, dit Milo. Je vais le noter autrement.
    
    Adrien se cambra. Milo branlait doucement, murmurant entre deux prises :
    
    — Pas besoin d’être présentable. Sois exact.
    — Excessif, souffla Adrien.
    — Exact. Usé. Vivant.
    
    Adrien se vida à son tour, une vibration tenue qui lui remonta la nuque. Ils restèrent collés, peau contre peau, odeur d’homme et de papier. La pièce avait sa musique.
    
    — Tu crois qu’ils ont existé, ceux de 1947 ?
    — Ils ont résisté. À la lessive. Au museau propre du monde.
    — Alors on réécrit. Avec notre matière.
    — Demain, dit Adrien. Clavier, lampe, et pas de ...