1. Écrit avec du foutre


    Datte: 18/03/2026, Catégories: #réflexion, #psychologie, #société, #érotisme, #initiatique, #confession, #personnages, #totalsexe, #occasion, #gay, #masturbation, #Oral, hsodo, Auteur: majaas, Source: Revebebe

    Adrien sentit la vibration avant le son, une rumeur sans raison d’être à 23 h 52 dans une médiathèque vidée depuis des heures. Il éteignit l’écran. La pénombre avala le bureau. Au fond du couloir où régnait une odeur de plastique tiède et de poussière, le halo vert de la sortie de secours dessinait une piste. La porte de la « Z », salle des fonds non catalogués, était entrebâillée.
    
    Sur le dôme de la caméra, un ruban rouge : HS. Dans la main courante, plus tôt, il avait noté : C3 défectueuse, intervention Clymène Sécurité demain, serrure débrayée pour l’inventaire. Personne n’avait reverrouillé. Ça l’agaçait le matin. Cette nuit, ça expliquait l’impossible.
    
    Il entra et le vit. Vingt-deux ans, peut-être. Paumes sales, sac de sport, blouson élimé. Entre ses doigts, un relié en cuir, sans titre. Un seul nombre gaufré : 1947. Ils se regardèrent. Le jeune homme ne sursauta pas. Il avait cette fixité de ceux qui n’ont pas de plan B.
    
    — Tu vas appeler les flics ?
    — Non. Mais lis.
    — Ici ?
    — Oui. À voix haute.
    
    L’intrus ouvrit le livre. Le papier était épais, l’encre passée. Une vieille odeur masculine et de tabac froid monta, compacte.
    
    Adrien sentit sa verge se lever net. Le texte et la voix du garçon s’alignaient. Il serra les accoudoirs.
    
    — Ton prénom ?
    — Milo. Et toi ?
    — Adrien.
    
    Milo reprit, appuyant où il savait : « bite », « bourses », « anus ». Il mâchait les syllabes comme des noyaux. Adrien bandait dur, figé sur sa chaise. Le souffle lui restait en ...
    ... travers de la gorge.
    
    — Tu préfères qu’on te voie comme un corps, dit Milo sans lever les yeux, pas comme le gardien du rayon.
    
    Adrien acquiesça. Milo tourna une page :
    
    Et Adrien jouit. Son sperme chaud imbiba le tissu, coula le long de la cuisse. Milo ferma le livre.
    
    — Y en a d’autres ?
    — Autant que tu veux.
    
    Milo revint le lendemain. Sac à l’épaule, jean râpé, Docs usées, sourire en biais. Adrien avait préparé la salle. Lampe basse. Chauffage discret. Pile de manuscrits non référencés. Tous mis de côté, verrouillés à clé dans une armoire dont le barillet grinçait.
    
    — Caméra encore HS, dit Milo. T’as de la chance.
    — C’est écrit sur la fiche. Lis.
    
    Milo s’assit, feuilleta un premier lot :
    
    Adrien resta debout, dos au mur, doigts crispés sur une chaise.
    
    — Pas d’auteur ?
    — Écrit en taule. Le mec avait tué son père. Y avait du foutre entre les pages.
    — Tu les lis tous ?
    — Je les sauve. Pas pour le catalogue. Pas pour les dissertations propres sur le « genre ». Pour que ça respire quelque part.
    
    Milo se leva, s’approcha, planta son regard.
    
    — Tu bandes sans décor féminin ?
    — Les femmes m’ont longtemps fasciné. Puis j’ai compris qu’elles me considéraient comme un rôle, pas comme un sexe.
    
    Milo posa la paume sur l’entrejambe d’Adrien.
    
    — Tu réfléchis trop. On va arranger ça.
    
    Il se mit à genoux et déboutonna le pantalon pour sortir la chair froide. Pas d’entrée en matière. Sa bouche prit. Chaude, directe, sûre. Il suça comme quelqu’un qui connaît le ...
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