1. Visage inconnu, plaisir reconnu


    Datte: 09/03/2026, Catégories: #volupté, #rencontre, fh, médical, caférestau, Auteur: GrandPhare, Source: Revebebe

    Nous arrivons, mon collègue et moi, au restaurant habituel environ trente minutes plus tard que notre horaire habituel. Une demi-heure suffisante pour que cette salle au style mi-cantine, mi-café littéraire soit remplie et que le staff soit submergé par les commandes.
    
    En attendant notre entrée, nous échangeons quelques remarques sur l’actualité politique d’ici et d’ailleurs. Nous passons quelques instants à répondre aux différents messages sur nos téléphones et nous résistons au brouhaha trop présent de la table d’à côté où un groupe de « co-workers » est trop chauffé par la présence d’hormones complémentaires.
    
    Derrière la fausse porte séparant les deux espaces de la salle, je suis obligé comme souvent de feindre un sourire à une jeune dame qui me connaît visiblement. Sûrement une collègue dont j’ai oublié le nom ou alors une personne qui m’a vu ailleurs. Ma mémoire me joue toujours ce même tour, reconnaître un visage est mon point fort, même avec l’effet du temps. Y coller un nom ou même une circonstance est quasi impossible. Si ce n’est bien plus tard avec un soupçon de honte quand je me rends compte d’avoir été trop distant avec une ancienne proche connaissance.
    
    Cette idée traverse mon esprit en une fraction de seconde après avoir souri trop brièvement à cette jeune femme qui me fixait en retour. Par précaution, et pour éviter l’incident diplomatique, je ramène mon regard vers elle pour m’en assurer. Elle est maintenant de profil, oui, je reconnais bien chaque ...
    ... détail de son visage plaisant. Je m’oublie en appréciant son air jovial avec ses copines et je me réveille de ma minute d’hypnose quand je m’aperçois enfin que ses yeux ne quittent plus ma direction. Je lui fais bêtement un signe de salut de ma main. Elle tourne son visage souriant vers les autres. Je me sens un peu ridicule, mais le Guacamole Quinoa est enfin sur la table, alors tout va bien.
    
    Plusieurs fois pendant le repas, je sens son regard littéralement sur moi, une sensation de glissement physique que je n’avais jamais éprouvée. Pourtant du haut de mes quarante-huit ans, ce n’était pas la seule fois où je me trouvais dans une telle situation. Quand l’idée que ce regard m’excite devient claire pour moi, je commence comme d’habitude et de manière mécanique à jouer avec mon périnée et ça me donne une sacrée position de contrôle sur la situation. En attendant le plat principal, je passe par la table de ma belle (in) connue pour aller à l’étage. Les toilettes me donnent la bonne excuse pour le dévisager de plus près. Je la trouve belle et chaleureuse. Le type de visage qu’on imagine sagement posé sur son torse après avoir fait l’amour au matin. Il est grand temps en effet de me laver le visage à l’eau froide. Je rêve comme un ado. Je ressens le goût salé de sa peau parfumée sur ma langue, comme si, pendant nos regards perdus l’un dans l’autre, probablement inconscients, j’avais eu le plaisir de lécher sa nuque et les lobes de ses oreilles.
    
    Quand je redescends pour ...
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