1. La mariée et son patron


    Datte: 22/02/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Antoine-LRH, Source: Hds

    ... lents et profonds avec des va-et-vient plus rapides, le regardant parfois, les yeux brillants de plaisir de le faire craquer.
    
    Il murmurait son prénom, des mots d'amour un peu brisés par le souffle court. Il voulait la prévenir, mais elle pressa sa main sur sa cuisse en signe de silence. Elle accéléra, le tenant fermement, aspirant, caressant, l'engloutissant avec une douceur incroyable.
    
    Ben explosa dans sa bouche, les reins soulevés, les doigts crispés dans ses cheveux. Elle ne recula pas. Elle le regarda en le gardant en bouche jusqu'au bout, avalant tout sans ciller, puis remonta pour l'embrasser tendrement, ses lèvres encore humides.
    
    — Tu es fou, souffla-t-il.
    
    — Je suis juste en train de tomber amoureuse, dit-elle.
    
    Il la serra fort contre lui. Là, dans cette clairière, plus rien n'existait. Ni leurs passés, ni leurs complications. Juste eux.
    
    ***
    
    Emma ouvrit la porte de sa boutique comme chaque matin. Ben l'attendait déjà, adossé à un lampadaire, les mains dans les poches. Elle lui lança un regard complice.
    
    — T'es pire qu'un livreur de croissants.
    
    — Je suis meilleur qu'un livreur de croissants. Je te fais jouir.
    
    Elle éclata de rire, rougissante, avant de l'attirer à l'intérieur. Ils s'embrassèrent longuement derrière le rideau de l'arrière-boutique, collés l'un à l'autre, leurs corps se connaissant de mieux en mieux, leurs gestes gagnant en assurance, en tendresse et en feu.
    
    Mais ils n'avaient pas vu la silhouette arrêtée juste à ...
    ... l'entrée.
    
    Thomas.
    
    Il était là, son regard dur, surpris, glacé.
    
    — Putain… Emma ?
    
    Elle se figea. Ben recula d'un pas, le souffle coupé.
    
    — Thomas, c'est pas ce que tu crois.
    
    Il éclata d'un rire amer.
    
    — Ah si, je crois que c'est exactement ce que je crois. Tu baises ton photographe, dans ta boutique, tranquille. Super.
    
    Il regarda Ben, avec un mépris glacé.
    
    — Et toi ? T'as pas une copine, toi ? La petite brune qui croit que t'écris des papiers pourris pendant des heures ? Je crois que je vais lui passer un coup de fil.
    
    Il tourna les talons. Personne ne le retint.
    
    La soirée fut un chaos. Ben, rentré chez lui, trouva son salon vide, sa compagne partie « réfléchir ». Elle avait reçu un message. Une photo floue. Signée : "T".
    
    Emma, elle, retrouva sa boutique saccagée d'un coup d'œil : quelques vêtements au sol, le parfum du conflit dans l'air.
    
    Mais dans cette tempête, il y avait une évidence : ils ne voulaient pas s'éloigner l'un de l'autre.
    
    Deux jours plus tard, Ben toqua à la porte d'Emma, la pluie ruisselant sur ses épaules. Elle ouvrit en t-shirt, les yeux cernés.
    
    — Je suis là. Je m'en fous de ce qu'on a perdu. Je veux ce qu'on est.
    
    Elle ne répondit pas. Elle le tira à l'intérieur, ferma la porte, et l'embrassa. Un baiser brut, besoin contre besoin. Il la souleva dans ses bras, l'emmena dans la chambre. Il n'y avait plus d'excuses, plus de masques.
    
    Elle se laissa tomber sur le lit, nue en quelques gestes. Lui aussi, fébrile, l'admira un ...
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