1. Voyage en premières


    Datte: 22/02/2026, Catégories: init, Auteur: Bullitt, Source: Revebebe

    ... bain avant de le mettre dans la panière à linge sale jusqu’au jour où, je fus réveillé assez désagréablement par un tissu humide atterrissant sur mon visage suivi de la voix de ma mère éructant un :
    
    — Tu peux m’expliquer ce que c’est que ce truc ?
    
    J’avais oublié de mettre mon slip mouillé dans la panière à linge et je dus trouver un autre moyen d’évacuer le trop-plein d’émotions que générait la triple page centrale d’un Absolu particulièrement troublante que j’avais collée au mur derrière le rideau de la fenêtre de ma chambre.
    
    Un ou deux étés plus tard, je me retrouvais avec une vague cousine, seuls adolescents au milieu de vieux adultes n’ayant d’autres conversations que les chevaux de course, coincés entre les palaces de Deauville et le champ de courses où nous devions les accompagner tous les après-midi.
    
    Elle était nettement plus délurée que moi et nous n’avons pas tardé à comparer la technique que m’avait enseignée la jeune fille au pair avec celle de ses amants plus âgés qu’elle.
    
    De fil en aiguille, nous nous sommes retrouvés nus et j’ai enfin pu découvrir et caresser le corps d’une femme jusqu’à effleurer le buisson ardent qu’elle avait entre des jambes, jambes qu’elle écarta sans hésiter à l’approche d’une main fureteuse. Je ressentis comme une décharge électrique quand je découvris que le bout de mes doigts baignait dans une zone particulièrement humide et retirais prestement ma main.
    
    — Mais tu fais pipi ?
    
    Son éclat de rire suivi de son ...
    ... explication du fonctionnement du corps féminin finit de me renfrogner et mon exploration s’arrêta net, tout au moins ce jour-là.
    
    Sur le coup de l’ennui ou des hormones en ébullition, mon exploration reprit quelques jours plus tard et j’osais cette fois aller plus loin avec mes doigts tandis que ma langue découvrait des saveurs inconnues, mais là encore, je n’allais guère au-delà, surpris et ému par ce que je percevais.
    
    Il se passa plusieurs automnes avant qu’une fille ne daigne s’intéresser suffisamment à moi pour dépasser les barrières que ma timidité faisait se dresser, et de fil en aiguille, de baisers en galoches, de caresses en pelotages, nous nous sommes un jour retrouvés nus dans un lit.
    
    Ne rêvez pas, le grand jour s’est transformé en Bérézina quand le petit oiseau refusa désespérément de sortir de sa coquille malgré toutes les douceurs que cette charmante demoiselle lui prodigua et je repartis une fois de plus la queue entre les jambes, enfin, pour ce qui en restait.
    
    Mais la dame ne s’en offusqua pas et persévéra dans ses tentatives de rapprochement. La suivante ne fut guère plus glorieuse puisque je m’épanchais dans mon slip avant même que nous ayons eu le temps de nous déshabiller, mais au moins avions-nous eu la confirmation du bon fonctionnement du matériel.
    
    La suite fut plus banale et ne m’a pas laissé de souvenirs particuliers.
    
    Ah si, comment oublier cette magnifique brune qui m’avait chauffé toute la soirée au Palace avant de me ramener chez elle et de ...