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Journal d'un Rescapé - 04
Datte: 20/02/2026, Catégories: Non Consentement / À contre-cœur Auteur: APVapv, Source: Literotica
Partie 4 Jour 21 -- Je coche le vingt-et-unième jour sur le mur d'la cuisine. Depuis que c'foutu virus a balayé la planète, cette habitude est devenue mon seul repère temporel, comme un soldat comptant les jours avant de rentrer chez lui. Sauf que moi, je suis coincé ici, au milieu de nulle part, avec les fantômes de Martine et Jacques et deux gamines qui essaient de survivre à leurs manières. Le soleil à peine levé, j'descends les escaliers, mes pas lourds résonnant sur le parquet usé. Je traverse la cour pour rejoindre la maison de mes voisins. L'odeur du café brûlé me guide vers la cuisine. Là Manon qui s'affaire autour de la vieille cafetière à piston de sa mère. Je revois le gros cul de Martine préparant le café lorsque j'étais invité. Les gestes de la fille sont automatiques, précis, presque militaires, comme si elle essayait de mettre de l'ordre dans ce chaos qu'est devenu sa vie. - Où est Louane? dis-je, en m'adossant contre l'encadrement de la porte, bras croisés. Elle lève à peine les yeux vers moi, ses sourcils légèrement froncés. Son visage est fermé. Elle pose la cuillère en bois avec une lenteur calculée, presque comme si elle me pesait du regard. - Elle prend sa douche, répond-elle, un peu sèchement. Elle a troqué sa nuisette transparente par un vieux pyjama. J'aime pas. J'veux que mes femelles aient le goût de m'exciter. Je sens une tension dans sa voix, cette froideur qu'elle essaie de masquer derrière une façade d'indifférence. Elle ...
... a pas digéré ce que j'ai balancé hier soir. Mon commentaire sur Louane, sur sa jeunesse, sa fraîcheur, ma préférence affichée pour la nouvelle venue, son cul et sa poitrine. J'ai vu ce petit éclat de douleur dans son regard à ce moment-là, un éclair de jalousie qui m'a fait sourire. C'était cruel, mais nécessaire. Elle devait comprendre sa place. - Toujours fâchée, hein? fais-je avec un sourire en coin, presque amusé. Elle ne répond pas. Elle tourne la cuillère dans le café avec une lenteur mesuréet. J'avance. Je la fixe, cherchant à capter son regard, mais elle reste obstinément accrochée à sa tâche. Je tâte ses fesses à travers le tissu épais du pyjama. - Tu sais, dis-je, mon ton plus bas, un brin moqueur, j'ai toujours préféré les blondes. Ses mains se crispent sur la cuillère. Je vois ses épaules se tendre, un frisson d'irritation parcourant sa colonne vertébrale. Mais elle me donne pas le plaisir de réagir davantage. Cette gamine, elle a appris à encaisser. Elle se forge une carapace. J'glisse ma main sous l'élastique du pyjama et je serre sa fesse. - J'ai pris ce qu'il y avait pour le petit déjeuner, marmonne-t-elle enfin, la voix dure, sans chaleur. Des biscuits secs et un peu de confiture. Y a pas grand-chose de toute façon. J'écarte la raie de ses fesses et mon index joue avec son orifice. Son regard croise enfin le mien, ses yeux sombres chargés de défi, mais aussi de cette tristesse que je connais si bien. Celle qui dit qu'elle essaie de ne pas se ...