1. Sexe à pile


    Datte: 19/02/2026, Catégories: #chronique, Humour #société, #Collègues / Travail, f, fh, jouet, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe

    — xXx —
    
    Yolande ! C’est au bistrot du centre commercial que nous nous sommes donné rendez-vous et l’endroit est clair, aéré, sympa en fait. La jeune nana, coupe au carré qui dégage un visage jovial, est déjà assise à une table. Une mallette sur un siège à ses côtés, je devine à sa manière de scruter tous ceux qui passent dans les environs qu’elle attend ma venue. Dès qu’elle entrevoit mes hésitations, elle se lève à demi de sa chaise et fait des moulinets de sa main pour attirer mon attention. Immédiatement, je me dirige donc vers cette femme. Elle est sans doute moins jeune que j’ai pu le penser au premier abord.
    
    — Bonjour… Je suis Elisabeth Marchand…
    — Enchantée… Yolande Romania… je ne savais pas à quoi vous ressembliez…
    — C’est chose faite maintenant, n’est-ce pas ?
    — Oui… vous… je n’imaginais pas que vous pouviez être aussi jeune. Pour moi, le terme « journaliste » est forcément associé à une femme qui porte des lunettes et un appareil photo en bandoulière.
    — Déçue donc ?
    — Non pas vraiment, un peu surprise, dirons-nous ! Mais dans le bon sens du mot, si vous voyez ce que je veux dire… Vous voulez boire un café ? Ou autre chose, bien entendu ?
    — Oui, volontiers… puis vous me racontez ? Je suis impatiente de vous entendre me déballer quelques-unes des anecdotes croustillantes qui doivent émailler votre parcours professionnel. Il n’est pas banal de croiser la route d’une VRP qui vend ce genre de produits…
    — Oh… le sexe est un filon très enrichissant pour qui ...
    ... sait l’appréhender. Et le créneau dans lequel j’évolue offre finalement des débouchés infinis.
    — Je veux bien vous croire… ça marche si fort que ça ?
    — Vous n’avez aucune idée… de plus en plus, les femmes vivent leur sexualité sans tabou. Et mes produits sont parfois des remplaçants qui leur permettent de ne pas se focaliser sur la recherche d’un compagnon. Et elles me le disent souvent, au moins au petit matin, ou lorsqu’elles ont bien pris leur pied, elle nettoie et range le bidule qui pourra servir à nouveau, dès qu’elles en auront envie. De plus, ça leur offre aussi l’avantage que mes appareils ne posent pas de question, qu’ils ne sont pas accrochés à leurs basques pour les relancer. Oui… bien des femmes solitaires n’y voient que des avantages.
    — Vous pensez qu’elles en retirent les mêmes bénéfices que si c’était plus… réel ou concret ?
    — Ben… imaginez… ça reste d’une consistance égale, je veux dire par là que ça ne débande pas… avec deux piles, hop ça vibre des heures durant et les dames qui s’en servent peuvent moduler le rythme au gré de leur humeur, de leurs envies. Quand elles le désirent, où qu’elles se trouvent, n’importe quand. Certaines m’ont même avoué qu’il leur arrivait de se faire du bien dans les embouteillages… et vous qui bossez à Paris intra-muros, vous devez savoir qu’on peut se faire chier longuement dans ces files interminables de voitures qui n’avancent plus ou si peu…
    — Je confirme… de là à utiliser… un objet pour…
    — Chacun voit midi à sa porte ...
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