-
Journal d'un Rescapé - 01
Datte: 19/02/2026, Catégories: Non Consentement / À contre-cœur Auteur: APVapv, Source: Literotica
Journal d'un rescapé -- PARTIE 1 JOUR 11 J'ai décidé d'écrire chaque jour ce qui se passe. J'commence que dix jours après. Je suis arrivé dans le jardin ce matin, les yeux encore embués de sommeil. Elle dormait toujours, la p'tite. Putain, qu'est-ce qu'elle foutait encore dans son lit? Je commence à croire qu'elle n'a toujours pas capté dans quel état on est. Le monde a foutu le camp et elle, elle rêve encore de je ne sais quoi sous ses draps. Bon, il fallait que je m'y mette. J'ai décidé de commencer par le potager. Les plants de tomates avaient l'air de tenir bon, malgré le manque d'eau. Je me suis accroupi pour vérifier les pommes de terre ; elles semblaient prometteuses. Mais c'était pas juste ça, il fallait aussi vérifier combien de poules on avait encore. Martine et Jacques, avant que tout parte en vrille, avaient une bonne petite ferme. Eux, ils savaient gérer leurs affaires. Je dois m'assurer qu'on avait assez de ressources pour tenir encore un bout de temps. Les poules, c'était notre or. Plus qu'une simple source de nourriture, c'était une putain de bouffée d'espoir dans ce monde pourri. J'ai ouvert le poulailler et compté les plumes qui se baladaient. Ensuite, j'ai fait un tour rapide dans le cellier, histoire de voir ce qu'il restait des provisions. Martine avait été une vraie fourmi. Des bocaux de légumes, des sacs de riz, de la farine. Ça allait, on pouvait tenir encore un moment. Mais le temps n'était pas notre ami. Les stocks, ça se vide ...
... vite quand y a plus rien à choper dehors. Je me suis demandé combien de temps on tiendrait, combien de temps elle tiendrait. Parce que là, il fallait qu'elle se réveille. Littéralement et figurativement. Je n'ai plus de nouvelles de la radio, et ça commence à devenir inquiétant. Jusqu'à récemment, on captait encore quelques émissions, des messages d'autres survivants, des nouvelles d'ailleurs. Mais là, plus rien. Silence total. Je n'ai pas envie d'aller en ville pour l'instant. Je sais bien ce qui nous y attend, et ça me glace le sang. Un virus de cette ampleur, ça laisse des traces, et les hommes deviennent... Ces gens-là sont devenus des bêtes, vraiment. Vers onze heures, Marion sort enfin de la maison de ses parents. Elle porte un mini-short et une brassière, comme si elle s'apprêtait à sortir pour une journée ensoleillée. Elle se prend pour qui? Elle a pas encore compris qu'c'était la fin du monde? Que c'genre de tenues, c'est plus du tout d'actualité? Ça me dépasse, cette attitude. Mais bon, je lui dis rien pour l'instant. Je préfère m'occuper de mes affaires. La matinée se traîne. J'ai terminé ma liste, noté tout ce qu'il reste et ce qu'il manque. C'est pas glorieux, mais ça tiendra encore un peu. Il est temps de penser au déjeuner. Pendant ce temps, Marion a passé sa matinée à ne rien faire, à flâner sans but. Ces jeunes, ils sont perdus. Elle est là, à regarder le ciel, peut-être en espérant encore que quelque chose va changer, que tout ça n'est qu'un mauvais ...