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Délices de Ksours
Datte: 18/02/2026, Catégories: #rencontre, #adultère, fh, asie, vacances, cérébral, revede, Auteur: GrandPhare, Source: Revebebe
... moi. Il nous raconte sa journée avec entrain et gaieté toute méditerranéenne. Il décrit ses embrouilles de voisinage, les résultats des adolescents du village au bac, ses échanges avec les jeunes gendarmes affectés à la route d’en bas. Il ponctue son récit de rappels à l’ordre si l’un de nous se sert trop timidement des différents mets. — Les nuits sont froides, même en été, et vous n’aurez pas ce que j’ai au lit, alors, mangez bien, disait-il en riant avant de revenir à ses récits. Il décrit ses projets d’extension pour rendre la casbah plus accueillante aux visiteurs avec jeunes enfants. Puis il s’arrête net et se lève pour me présenter sa femme. Visiblement, les « amis » la connaissaient déjà très bien. Une grande femme aux allures athlétiques. Un soupçon de rousseur et un visage d’un âge indéfinissable avec les traits fins d’une jeune de vingt ans et les traces d’une expérience de vie. Elle est plus introvertie. Ils se complètent parfaitement. Sa présence ne peut être ignorée, mais elle se fait discrète et son sourire nous est offert généreusement. Je viens de me rendre compte que je la contemple depuis un long moment. Je suis bien plus gêné qu’elle. Je pense qu’elle en a l’habitude ou la bonté d’âme de comprendre nos faiblesses. Leur « Kasbah » n’est pas sur la route principale. Il faut faire cinq ou six kilomètres de piste, mais ils sont rarement seuls. Que des habitués anciens ou futurs comme moi. Ce soir, je n’étais pas le seul nouveau. Les deux ...
... Japonaises croisées plus tôt dans l’Oued sont également avec nous. C’est Kenza qui leur traduit les anecdotes de son mari. Une agréable sensation de paix et de lâcher prise nous envahit tous grâce à la sympathie de nos hôtes et à l’ambiance bon enfant du groupe. Je ne me rappelle plus qui m’a demandé mon plan de route. Ma réponse sincère a évidemment surpris mes voisins de table. Ils ont certainement cru que je ne voulais rien dévoiler pour une raison que chacun pouvait avoir la liberté d’imaginer. Pendant que le groupe regardait une projection de photos des voyages de nos hôtes datant de la fin du siècle dernier, je suis allé récupérer mon sac à dos de la voiture. J’ai croisé Akiko, une des deux Japonaises à la porte séparant le vestibule du parking intérieur de la casbah. Elle m’a juste glissé un : — Je sais que tu disais vrai, et je comprends. J’ai répondu avec un sourire surpris, mais serein. Quelque chose de curieux s’était réveillé en moi. Le gamin égocentrique que j’étais se posait déjà plein de questions. Ma réponse l’a intéressée ? Pourquoi elle a voulu préciser sa pensée à un étranger croisé par hasard… ? Dès que je l’ai revue, et avant qu’elle retourne à une discussion qui l’avait probablement ennuyée, je l’ai abordée pour lui offrir un verre et parler de nos voyages respectifs. Elle a peu planifié le sien également. Son amie d’enfance travaille à Barcelone depuis deux ans. Elles ont prévu ce voyage à deux depuis quelques mois, par précaution et ...