1. Le préparateur en pharmacie


    Datte: 14/02/2026, Catégories: init, #personnages, fh, extracon, hsoumis, Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    ... sur le canapé :
    
    — C’est toi qui vois.
    
    Je tapote du plat de la main la place libre à côté de moi :
    
    — Fais « si-sit » et raconte-moi tout.
    
    Tout en souriant, elle s’exécute.
    
    — Je présume que tu veux tout savoir, n’est-ce pas ?
    — Bien sûr, mais ne sois pas trop méticuleuse, pas besoin que ce soit un gros roman de mille pages.
    — Tu me connais, non ? OK, je te raconte ça…
    
    Tandis que je remplis nos verres, elle commence son monologue :
    
    — Je vois parfaitement le genre, ma chérie.
    — Je reconnais bien là ton sens du dévouement, ma chérie !
    — Mais je suppose que JP n’est pas à ranger dans les bons artisans.
    — Ah ça, il manque assurément de pratique !
    — Oh oui !
    — À ce propos, ma chérie, il s’est remis à l’ouvrage ?
    — Tu connais la différence entre un mousquet et une mitraillette ?
    — Un mousquet, c’est un seul coup à la fois, il me semble.
    — Précisément, et son mousquet n’avait qu’un seul canon, contrairement à certains fusils. Et visiblement, il était trop émotionné pour remettre le couvert. Donc, on s’est fait des câlins. J’ai quand même dû lui expliquer deux-trois trucs…
    — T’es une bonne prof !
    
    Ma femme arrête son monologue, elle boit la moitié de son verre, puis elle conclut :
    
    — Et voilà, j’ai terminé mon rapport ! Ça te convient, monsieur l’Inspecteur ?
    — Parfait pour la forme ! En revanche, pour le fond, je comprends mieux tes hésitations pour une éventuelle suite…
    — Je ne déteste pas jouer la pute de temps en temps, mais si ça devient ...
    ... systématique, c’est lassant !
    
    Comme je suis un bon mari, j’abonde dans le sens de ma moitié :
    
    — C’est toi qui vois… mais je suis d’accord avec toi : c’est lassant à la longue de toujours faire les mêmes choses.
    — Bon, je vais quand même y retourner au moins une fois, mais si je sens que ça stagne, JP devra m’oublier.
    — Jamais deux sans trois, ma chérie.
    
    Ce qu’il y a de bien quand ma femme folâtre ailleurs, c’est qu’elle est dans de bonnes dispositions pour mes petites lubies à moi. Donc acte.
    
    C’est ainsi, qu’après ce premier essai réussi (du moins à ses yeux), JP prend l’habitude de venir m’emprunter ma Violette, la plupart du temps, les samedis après-midi, mais parfois aussi d’autres jours, et même certaines nuits quand c’est possible. Puis il la ramène quelques heures plus tard, y compris parfois au petit matin.
    
    Je me souviens d’une conversation avec ma femme, après la troisième fois, si je ne me trompe pas. Elle avait été directe et sans fard, comme toujours :
    
    — Oui, JP s’améliore petit à petit. Encore quelques maladresses, mais il est sur le bon chemin. Je suis contente de moi !
    — Tant mieux…
    — Et puis, j’aime bien servir d’initiatrice à un puceau !
    — Il était vraiment puceau ?
    — Dans son slip, non. Mais dans sa tête, oui !
    
    Donc, si je lis bien entre les lignes, il y a encore du boulot et ma femme est consciencieuse. C’est tout à son honneur. De plus, je suis persuadé que ça l’amuse follement, et c’est pour cette raison qu’elle continue, même si JP ...
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