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Quand tout à basculé Chapitre 1
Datte: 11/02/2026, Catégories: Première fois Auteur: Steve40, Source: Hds
... disait pas, mais que je ressentais au fond de moi. — Dis-moi ce qui ne va pas, Virginie… Tu peux tout me dire. Elle m’explique qu’elle s’est réveillée avec une douleur persistante au niveau de son cœur, une gêne qui l’inquiète. Elle me confie qu’elle doit absolument consulter son médecin. Quand elle me parle de son compagnon, il y a dans ses yeux une certaine confusion, une hésitation. Puis, subitement, les émotions l’emportent, et elle éclate en sanglots, comme si les mots étaient trop lourds à dire. — Mon compagnon... Il n’a pas voulu m’accompagner. Je... Je crois qu’il ne comprend pas. Mais toi, tu es là... Je savais que tu viendrais. J’ai eu une bouffée de colère, mais je ne voulais pas qu’elle la ressente. Je me suis contenté de caresser ses cheveux, de lui murmurer que tout allait bien se passer. Mais à l’intérieur, un sentiment de frustration m’envahissait. Pourquoi ne l’avait-il pas soutenue ? Pourquoi l’avait-il laissée seule dans un moment aussi difficile ? Nous avons décidé de partir ensemble chez le médecin, et tout au long du trajet, le silence pesait lourd. Elle était dans ses pensées, et moi dans les miennes, me demandant où cela allait nous mener. Elle n’avait toujours pas évoqué ses sentiments, ceux que j’avais aussi, ces sentiments que j’avais soigneusement enfermés dans une boîte invisible, par peur de les laisser s’échapper. Mais ce silence était lourd de non-dits. Le silence dans la salle d’attente me semble d’une lourdeur infinie, comme ...
... si chaque seconde s’étirait sans fin. Mon regard reste rivé sur la porte du cabinet, espérant la voir s’ouvrir, espérant voir Virginie en sortir. Mais le temps passe, interminable. L’attente me pèse, me tord les tripes. Je veux qu’elle aille bien, qu’il n’y ait rien de grave, mais une petite voix au fond de moi murmure qu’il y a plus que ce qu’elle me laisse entrevoir. Je me perds dans mes pensées, tentant de comprendre ce qui se joue derrière cette porte. Pourquoi semble-t-elle si fragile, si perdue ? Pourquoi doit-elle affronter cela seule ? Enfin, la porte s’ouvre. Le médecin apparaît, l’air grave. Mais Virginie n’est pas derrière lui. Mon cœur rate un battement. Sans un mot, il me tend son sac à main, et une pression sourde s’abat sur ma poitrine. Une angoisse nouvelle s’insinue en moi. — Elle va bien, mais vous devez l’emmener à l’hôpital pour des examens complémentaires, dit-il avec une douceur mesurée, mais aussi une pointe d’urgence dans la voix. J’acquiesce, sans vraiment comprendre tout de suite. Mon esprit s’embrouille. Le médecin s’éloigne, me laissant seul avec ce sac, avec ce lien direct vers Virginie. Je prends une grande inspiration avant d’avancer vers la porte. Lorsqu’elle sort enfin, elle est pâle, les yeux rougis par les larmes. Mais elle tente un sourire. Un sourire fragile, incertain. Sans un mot, je lui tends son sac. Elle le récupère, et je remarque que ses mains tremblent légèrement. Je veux lui dire quelque chose, lui assurer que je suis ...