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Quand tout à basculé Chapitre 1
Datte: 11/02/2026, Catégories: Première fois Auteur: Steve40, Source: Hds
Virginie et moi, c’était une évidence depuis le début. Pas une évidence amoureuse, du moins pas tout de suite, mais une connexion rare, précieuse. Nous nous étions rencontrés il y a quelques mois, chacun en couple, chacun luttant à sa manière pour préserver une relation qui semblait s’effriter avec le temps. Elle était cette amie sur qui je pouvais compter, celle à qui je pouvais tout dire sans crainte d’être jugé. Nos conversations s’étiraient parfois tard dans la nuit, des messages échangés sur nos doutes, nos frustrations, mais aussi sur nos joies, nos petits moments de bonheur. Elle comprenait mes silences, et moi, je savais décrypter ses soupirs. Virginie, c’était une femme magnifique, mais elle ne semblait pas en avoir conscience. Elle parlait souvent de ses complexes, de ses petites rondeurs qu’elle trouvait gênantes, alors que pour moi, elles faisaient partie de son charme. J’aimais sa façon de sourire timidement quand je la complimentais, comme si elle ne savait pas si elle devait me croire. Au fil du temps, une tendresse particulière s’était installée entre nous. Une tendresse qui dépassait l’amitié, sans que nous osions vraiment la nommer. J’aimais sa présence, nos moments ensemble, nos éclats de rire partagés. Mais je me persuadais que ce n’était que de l’amitié, que jamais nous ne franchirions cette ligne invisible. Jusqu’à ce jour-là. Ce matin-là, mon téléphone a vibré. Le nom de Virginie s’est affiché sur l’écran. J’ai tout de suite senti que ...
... quelque chose n’allait pas. — Steve… J’ai besoin de toi. Sa voix était brisée, tremblante. Elle pleurait. Mon cœur s’est serré instantanément. — Qu’est-ce qui se passe ? — Je préfère te le dire en face… Viens, s’il te plaît. Sans réfléchir, j’ai attrapé mes clés et je suis parti. Je ne savais pas encore que cette journée allait tout changer. Lorsque je suis arrivé chez Virginie, il n’y avait pas de bruit. La porte était entrouverte, et je suis entré doucement, comme si je craignais de troubler un équilibre fragile. Elle était là, assise sur le canapé, les yeux rougis par les larmes. Il y avait quelque chose de presque irréel dans l’atmosphère, une tension, une fragilité qui rendait tout plus intense. Elle n’a pas eu besoin de me dire un mot. À peine que je m’étais approché, elle s’est levée d’un bond et s’est jetée dans mes bras, les larmes redoublant de plus belle. C’était comme si le monde autour d’elle s’effondrait, et elle n’avait que moi pour se raccrocher. — Merci d’être là, Steve… je… je suis tellement perdue. Je l’ai serrée plus fort, essayant de la rassurer, mais en réalité, c’était moi qui me sentais perdu. Qu’est-ce qui pouvait bien se passer dans sa tête à ce moment-là ? Pourquoi cette douleur soudaine au cœur ? Je ne savais pas encore ce que j’allais découvrir. Je l’ai aidée à se calmer, à respirer, mais je voyais bien qu’elle n’était pas juste effrayée par sa douleur physique. Il y avait quelque chose de plus. Quelque chose qu’elle ne ...