1. La bonne étoile_1


    Datte: 05/02/2026, Catégories: restau, extracon, vengeance, dispute, Auteur: Briard, Source: Revebebe

    ... pleurer et la seule chose qui te vient à l’esprit, c’est de me sauter !
    
    Il se releva.
    
    — Oh, du calme ma belle, c’est juste parce que ta position m’y a fait penser. Mais ça va, passe tes nerfs sur quelqu’un d’autre.
    — Laisse-moi. J’ai besoin d’être seule.
    
    Cela faisait plusieurs jours que Jérémy n’allait pas bien.
    
    Déborah s’en était rendue compte assez vite car le jeune homme, d’ordinaire souriant et enjoué, avait triste mine et ne parlait que le minimum.
    
    Décidée à percer l’abcès, elle profita d’une pause pour l’approcher.
    
    — Ça va Jérème ?
    — Pas des masses. J’ai besoin d’être seul.
    — Je vois bien que t’es pas dans ton assiette. T’as reçu de mauvaises nouvelles,
    — On peut dire ça comme ça, oui.
    — Écoute, je vais aller faire quelques courses et, si ça te dit, je t’invite à grignoter et on en parle.
    — Je n’ai pas envie d’en parler, laisse-moi.
    — Oh, je veux être sympa moi, c’est tout. Écoute, si c’est pour ton logement, on peut s’arranger. J’allais te le proposer. J’ai une chambre de libre, je peux te loger. Tu me donneras un loyer, modéré et ça nous ira, je l’espère, à tous les deux.
    — Tu ferais ça ?
    — Bien sûr, je suis ta pote Jérème, il ne faut pas que tu en doutes.
    
    Il installa ses affaires l’après-midi même et investi l’appartement.
    
    Celui-ci était très coquet.
    
    Les parents de la jeune fille l’avaient acheté à l’époque où l’immobilier sur La Rochelle était encore abordable.
    
    Aujourd’hui, il valait une petite fortune.
    
    Les relations ...
    ... entre les deux étudiants s’améliorèrent considérablement et une certaine complicité naquit entre eux deux.
    
    Jérémy se dit qu’au fond, il avait peut-être jugé un peu prématurément Déborah et qu’elle n’était pas aussi égocentrique qu’il l’avait pensé.
    
    Elle sortait avec son copain William depuis pas mal de temps et leur couple semblait tenir la route.
    
    Elle était donc loin des clichés de garce qu’il s’était figuré.
    
    Elle était pourtant une enfant gâtée.
    
    Des parents patrons.
    
    Le père dirigeant d’un bar-restaurant réputé et la mère, patronne d’une entreprise de négoce du vin, tous les deux installés sur Bordeaux.
    
    Elle avait passé son enfance dans une demeure bourgeoise de Pessac, bien à l’abri du besoin. Née tardivement dans l’histoire du couple de ses parents qui l’avait eue à la quarantaine entamée, elle s’apprêtait à prendre la relève de son père qui, fatigué, n’attendait qu’une chose, c’est qu’elle fût diplômée pour lui confier les rênes de l’établissement.
    
    Superbe jeune fille, blonde comme les blés, tenant sa mine et son teint clair de sa mère, suédoise d’origine, elle avait un regard qui vous hypnotisait dès le premier coup d’œil avec des yeux noisette cerclés d’un trait d’or fin du plus bel effet.
    
    Deux légères fossettes entouraient une bouche mince, aux lèvres fines et ourlées et un menton en olive accentuait des joues creusées et un visage au plus beau minois qui soit.
    
    Elle avait une poitrine avenante et de longues et minces jambes surmontées d’un ...
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