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D'Il à Elle
Datte: 02/02/2026, Catégories: #nonérotique, #confession, f, fh, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe
— xXx — Mon lundi est en règle générale consacré aux contacts téléphoniques. Et celui qui débute avec la personne qui dit se nommer Sandra Hachman est plus que cordial. La voix est douce, chaleureuse au point qu’il en résulte immédiatement une sorte de communion. C’est après un quart d’heure d’entretien que je décide donc, avec l’accord de Mélanie, de partir dès demain à Honfleur. Rien que le nom de la ville, j’ai déjà une petite musique dans la tête. Alors me voici partie à huit heures du matin ce mardi pour, si tout va bien, un trajet de deux heures et demie. Après, sortir de Paris est toujours un pari risqué. Et nous avons convenu, cette Sandra et moi, d’un texto dès que je serai aux abords du « vieux bassin », nom du vieux port. Vers onze heures, par une de ces belles journées d’automne, je me gare et marche donc un moment pour gagner le lieu de mon rendez-vous sur le quai de la Quarantaine. J’adore les senteurs iodées qui sont partout ici et ça me change terriblement de l’odeur malsaine des pots d’échappement des rues parisiennes. C’est là que je dois donc retrouver celle qui aimerait que je raconte son histoire. Je cherche alors des yeux « La Trinquette », qui doit être un restaurant assez réputé de Honfleur. J’ai forcément un peu d’avance puisque je n’ai prévenu Sandra de mon arrivée qu’après m’être garée sur une place à quelques centaines de mètres d’ici. Alors, je flâne un moment. Puis assise sur un banc, je regarde passer les badauds. Comme sur tous les ...
... ports de France et d’ailleurs, il y a toujours nombre de visiteurs et beaucoup sont sans doute des retraités, la rentrée des classes ayant eu lieu quelques jours plus tôt. Alors, lorsque de loin je repère une silhouette hyper féminine qui avance gentiment sur le trottoir, pas un instant je ne me doute qu’il peut s’agir de celle avec qui je vais discuter. Grande, élancée, très fine et d’une élégance rare, loin de l’idée très masculine que je me suis forgée tout au long de mon trajet, la silhouette qui avance dans ma direction semble chercher quelque chose. Son chemin, peut-être, et pas un instant je ne songe qu’il peut s’agir de Sandra. Ce n’est que lorsqu’elle fond littéralement sur moi, que je réalise que je me suis complètement plantée. — Bonjour ! Vous êtes Elisabeth Dubois ? — … euh… oui ! — Ah ! Je suis Sandra Hachman. Je ne savais pas à quoi vous ressembliez et… je suis contente de vous voir. — Ben… merci ! Moi aussi, et très surprise… je dois dire ! — Ah bon ? En quoi ma présence peut-elle vous étonner ? — Pas votre présence, mais allez savoir pourquoi, je ne m’attendais pas à découvrir une fort jolie femme… — Pourquoi ? Vous me voyez comme un vieux camionneur, enrobé de partout, pesant un quintal ? — Pas tout à fait, mais il y a de cela dans l’idée. C’est idiot, je sais, mais… si on se croisait dans la rue, je vous aurais dit « madame » sans aucune hésitation. — Merci de votre franchise. J’ai toujours été très féminine, et remarquez que je ne dis pas « ...