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17 avril 1891 (1/3)
Datte: 31/01/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Pessac, Source: Hds
... tortille en tous sens, tente d'échapper aux doigts qui me retiennent prisonnière, à la langue qui cisaille mon bouton mais ma douce maitresse teutonne ne lâche pas la friandise exquise. Pas avant, qu'exténuée, ravagée, extasiée, je ne m'effondre sur le drap et, anéantie, y reste définitivement immobile. J'ai l'impression d'avoir joui à répétition ! Deux, voire trois fois successivement ! Putain, elle est aussi douée que ma Wilma ! Alors... Alors seulement, Camelia rampe sur le lit, vient presser son corps bouillant contre le mien. Et pleure. De joie, du bonheur qu'elle m'a donné. Pleure de tristesse aussi. Elle s'épanche, raconte sa misère, sa solitude extrême. Son mari brutal, ce vieux salaud de près de cinquante ans qui l'a littéralement acheté à ses parents sous promesse de redorer leur blason, réparer leur château, leur rendre leur gloire. Il l'a achetée, pour son titre, rien que pour ça. Pour que le fils que la donzelle lui donnera soit comte à sa naissance, car elle est unique héritière du titre. Lui n'en bénéficiera pas mais peu lui importe, le Kayser, suite à une bataille gagnée avec son aide, le surnomme baron. Lequel baron vient régulièrement "honorer" sa femme, en deux temps-trois mouvements : elle est trop maigre, pas assez mamelue, pas assez gironde pour lui plaire. "Même ton cul est trop plat pour que je trouve quelconque plaisir à le défoncer" lui a-t-il même jeté. Jamais il ne l'embrasse, ne la caresse ou la câline. Il l'embroche, la tronche ...
... dit-il, la baise vite fait avant de s'en retourner dare-dare retrouver ses opulentes et grasses maitresses qui l'attendent dans "son" appartement. Camelia me raconte l'extrême goujaterie de son mari, quelques tristes choses encore à son sujet. Elle m'explique aussi, que quand il vient la sabrer, elle profite de son départ, heureusement toujours précipité, pour s'administrer de puissantes douches vaginales à l'aide d'une grosse poire et prie pour qu'aucune parcelle de cette semence haïe ne la féconde jamais. Et si elle maigrit, c'est seulement pour lui déplaire davantage, être plus mince encore pour lui qui n'aime que les matrones grasses et pourvues d'énormes loches : elle se fait vomir, rendre toute nourriture à chaque fois qu'elle le peut après les repas. Je suis étourdie par le flot de ces aveux et ma peine est immense pour cette jeune femme, à peine plus âgée que moi. Des bouffées de tendresses et d'amour me font l'embrasser, la bécoter, bisouiller cette pauvre comtesse pendant longtemps encore. Jusqu'à ce que, rompue par ses émotions, la prussienne ne s'endorme. L'après-midi a filé vite et le soleil d'avril baisse rapidement, d'autant que le ciel est lourdement ennuagé. Rentrant chez moi, je réalise mon bonheur : je n'ai pas de titre nobiliaire, pas de robes à froufrous ni de vaisselle en fine porcelaine, mais moi, personne ne m'achètera ! Je choisirai moi-même l'homme qui partagera mes lendemains, me chérira et me fera... jouir. Un homme dont je serai la ...