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Rêve ou réalité
Datte: 27/01/2026, Catégories: #merveilleux, fh, ff, grp, revede, Auteur: Angélique Geoffrey, Source: Revebebe
... éclatante d’un jour d’été ou bien même la clarté confuse d’un crépuscule d’automne, non cette lumière semblait divine. Immaculée. Elle l’a reçue comme une décharge. Elle entendit le silence, il était assourdissant. Elle prit son chien et le gronda en l’embrassant, et elle s’apprêtait à faire demi-tour lorsqu’elle entendit une voix dans sa tête lui dire :« Reste, n’aie pas peur, ici est ton destin. » C’est ce qu’elle fit. Elle ne fut pas déçue. Elle s’est toujours demandé si son petit compagnon avait senti les Goloks. Alors là, en ce moment, en grimpant sur ce pavois minéral érigé depuis la nuit des temps, elle sait qu’elle est à sa place, nul sacrifice, mais un don de soi, un échange nourricier qui est interactif. Dieu sait seul comment la lumière infinie se fait soudain simple lueur à peine tamisée, elle s’en fiche, ce qui importe, c’est que les silhouettes mouvantes se matérialisent. Elles apparaissent enfin. Ils sont si beaux. Des êtres longilignes, à la peau translucide, et aux visages androgynes. Elle pense à un peuple elfique lorsqu’elle les voit s’avancer. Elle est touchée par le charisme élitiste de ces êtres. On ne leur donne aucun âge, leurs visages lisses sont empreints de bonté. Cela la rassure. Elle a toujours au fond d’elle une appréhension, voir tous ces êtres qui l’observent est très intimidant. Elle s’offre sans vergogne aux regards qui ne sont pourtant pas concupiscents. Juste attentifs à ses expressions et à ses ...
... gémissements. Ce peuple ne connaît pas l’acte charnel. Leurs accouplements se font par télépathie, c’est ainsi ! Une stimulation intellectuelle hors normes. Cependant, ils sont pourvus d’organes reproducteurs. Elle peut le garantir. Elle avait été impressionnée par la taille de leurs phallus. Et dire que certains humains se gargarisent de leur pénis. La musique s’accélère, rythmes orgasmiques d’instruments qui l’hypnotisent. Elle s’allonge sur la pierre et se laisse imprégner par les vibrations. Elle sait qu’elle doit faire confiance et se laisser aller. Boum boum boum. « Ne réfléchis pas, ouvre les vannes, ta conscience est mauvaise conseillère. Laisse les effluves te caresser, ressens la force de l’univers. » Elle ne peut s’empêcher d’avoir une image de sa vie en dehors de cette dimension, mais elle la chasse, cet instant est son secret et il prodigue tant de bienfaits, une drogue où ses hormones deviennent molécules de plaisir. Elle entre en transe, et commence à se caresser, le ventre, le visage, les jambes. Elle redécouvre les contours de son corps généreux. Alors elle gémit. Sont-ce ses soupirs qui alertent les voyeurs ? Les premières à venir l’honorer sont les femmes. Elles se déshabillent, fières sculptures d’albâtre aux contours féminins absolument exquis. Elles s’approchent et commencent à la caresser en douceur. L’une s’occupe de ses jambes, une autre de son visage, une troisième de son buste et particulièrement de ses seins, alors que la dernière ...