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Rêve ou réalité
Datte: 27/01/2026, Catégories: #merveilleux, fh, ff, grp, revede, Auteur: Angélique Geoffrey, Source: Revebebe
... perfection. Elle sait que le sien va bientôt être honoré et c’est bien l’essentiel. Il lui semble même entendre des murmures d’approbation. Elle se sent belle, désirable. Elle ne se doute pas à quel point l’expression de son visage détendu, ses yeux pétillants, son sourire éclatant sont une offrande. Même ses rides deviennent juvéniles. Elle est enfin elle-même, reconnectée avec son enfant intérieur. Celui-ci ressent encore trop de tristesse. Elle sait comment lui redonner le sourire. Elle s’adresse une prière holistique : Elle sait que parfois son âme est fragile, si fragile, mais il y a toujours une entité en elle qui dédramatise cette neurasthénie. À ce moment, ses états d’âme, elle s’en contrefiche. Elle arrive sur l’autel de sa jouissance. Enfin. Est-ce égoïste de vouloir se sentir en paix ? De vivre libre ? Et non plus entravée par les diktats sociétaux selon lesquels elle doit aujourd’hui ne plus briller, et devenir invisible dans ce monde d’images et de maîtrise de la beauté dite conventionnelle. Elle veut être désirée, chérie comme si elle était indissociable de l’oxygène de la planète, de la chaleur bienfaitrice du feu, de la saveur inaltérable de l’eau. Elle veut crier, rire, VIVRE. Elle s’approche d’un dolmen qui trône au milieu d’une clairière. Elle n’avait jamais vu un édifice de cette magnificence. Ce lieu n’a pas été choisi au hasard par ses hôtes, il regorge d’une énergie vitale. Un champ électro-magnétique ...
... surpuissant. Elle ressent son attraction. Elle pense aux concepts du yin et du yang, la complémentarité, l’équilibre universel. Elle découvre des pensées qu’elle n’avait jamais osé développer. Elle ne connaît rien en ces théories spirituelles parallèles, et est trop paresseuse pour les développer, mais elle sait qu’elle vient d’éclore pour une deuxième vie terrestre qui est basée sur le plaisir de vie, intellect et physique. Elle cogite à toutes ces pensées depuis qu’elle a découvert cet endroit par hasard. Un jour, qu’elle se promenait accompagnée de son roublard de chien, celui-ci, disparut dans des fourrés en jappant. Elle eut beau le rappeler, il n’en faisait qu’à sa tête ce corniaud ! Alors elle le suivit, les ronces l’égratignèrent, mais à la pensée de perdre son compagnon ou pire, de le découvrir gisant dans une mare de sang, éventré par un sanglier, elle fonça, son stress décuplant ses forces. Lorsqu’elle s’approchait du scélérat, il aboyait et repartait de plus belle. Elle ne possédait pas la vertu de la patience, elle le traitait de tous les noms d’oiseaux connus, mais progressait tant bien que mal, perdre son chien était impensable. Elle l’avait accueilli la veille de la mort de sa chère maman, il était devenu son confident, un soutien muet, mais indéfectible. Au bout de deux heures de ce marathon canin, et après avoir franchi une barrière d’épineux, elle se trouva dans une sorte de clairière immense, d’une lumière indéfinissable, pas celle de la lueur ...