1. ODESSA – Novembre 2019 - Le deuxième Daddy


    Datte: 19/01/2026, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: Miss_Sexcret, Source: Hds

    ... cassure.
    
    Je me suis levée lentement. J’ai titubé jusqu’à la salle de bains.
    
    J’ai regardé mon visage dans le miroir.
    
    Rouge. Sale. Belle, malgré tout.
    
    Une putain de luxe, oui. Une œuvre d’abandon.
    
    Mais à qui j’appartenais vraiment ?
    
    Viktor m’avait transformée. Il m’avait habillée, soumise, offerte, utilisée.
    
    Et moi… j’avais tout accepté. Avec fierté. Avec envie.
    
    J’avais joui mille fois. J’avais crié son nom. Avalé chaque ordre comme une caresse.
    
    Mais ce soir-là, ce n’était pas du plaisir.
    
    Ce n’était pas du sexe.
    
    C’était du pouvoir. Froid. Calculé. Dégradant.
    
    Et ce n’était même plus pour lui. C’était pour ses affaires.
    
    Je suis restée là. À genoux. Nue. Souillée. Le sperme séchait sur ma peau, sur mes seins, entre mes cuisses. L’air était lourd, encore chargé de leur sueur et de nos gémissements. Viktor parlait affaires, comme si rien ne s’était passé. Comme si je n’étais qu’un meuble.
    
    Mais je n’étais pas brisée. Pas encore.
    
    Je me suis levée lentement, suis allée à la salle de bains. J’avais du foutre jusque dans les cheveux. Ça collait. Je sentais encore leurs mains sur mes hanches, leurs ...
    ... doigts dans ma gorge, leurs bites dans mon cul. Et mon corps… tremblait encore. Pas de peur. Pas vraiment de plaisir non plus. Juste une sorte d'écho sale, animal.
    
    Devant le miroir, j’étais belle. Détruite, mais belle. Ma peau rougie, mon maquillage détruit, ma bouche encore gonflée. Une œuvre d’art profanée.
    
    Je me suis lavée longtemps. L’eau brûlante me faisait mal, mais je n’ai pas reculé. Je voulais que tout disparaisse. Les traces. Les odeurs. Les preuves. Mais même après le savon, le corps garde la mémoire. Et moi, j’ai joui, seule, en silence, sous le jet, en pensant à eux.
    
    C’est ça, le pire. Je me dégoûtais, mais je mouillais.
    
    C’était ça, mon piège.
    
    Je ne savais plus distinguer la jouissance de l’humiliation.
    
    ---
    
    Le lendemain, Viktor m’a écrit.
    
    « Dîner demain. Tenue légère. Il y aura des invités. Tu es à moi. »
    
    Je n’ai pas répondu.
    
    Mais j’ai regardé l’écran pendant une heure.
    
    Mon doigt tremblait. Entre "oui" et "non".
    
    Entre la soie, l’or, les ordres…
    
    Et la liberté.
    
    (à suivre)
    
    Pas là juste pour les jolies photos...
    
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