1. L’une des plus belles journées dans la vie d’une femme


    Datte: 14/01/2026, Catégories: #romantisme, #vengeance, #adultère, Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    ... pas les cinq à sept qui se prolongent… Se calmant un peu, Karine devient nostalgique :
    
    — Quand j’étais plus jeune, j’étais en admiration devant Gérald… Je ne voyais que lui comme futur mari et comme futur père de mes enfants.
    — Je me souviens…
    — J’aurais dû porter des lunettes, ça m’aurait évité bien des soucis. C’est pas évident d’être mariée à un cavaleur !
    — Quelque part, je t’admire, Karine.
    
    Elle a un petit geste désabusé :
    
    — C’est le père de mes enfants, il est gentil à sa façon, mais je ne suis qu’une femme parmi d’autres.
    — Tu es quand même la mère de ses enfants.
    — J’aurais aimé être plus que ça, tu vois. Comme Peggy pour toi. Enfin, quand vous étiez ensemble. À ce propos, tu aurais pu rester avec elle.
    
    C’est un sujet que je n’aime pas trop évoquer. Je soupire :
    
    — Nous en avons déjà parlé, Karine. Ce n’était pas vraiment de l’amour qu’il y avait entre nous. Tu connais la chanson de Jean Jacques Goldman « C’est pas d’l’amour », eh bien, quand j’écoute les paroles, c’était exactement ça.
    — C’est déjà bien, non ?
    — Oui, c’était déjà bien, je m’en contentais, mais depuis mon divorce, je rêve de mieux…
    
    Karine me regarde droit dans les yeux :
    
    — Au fait, pendant que j’y pense, Peggy et tes diverses conquêtes ont toutes les mêmes points communs…
    — Oui, c’est logique : j’ai un type de femme préférentiel…
    — Un type de femme qui me ressemble, je me trompe ?
    — Quand on ne peut pas avoir l’original, on choisit la copie.
    
    Houlà, j’ai peut-être ...
    ... répondu un peu vite ! Karine me regarde d’un air étrange :
    
    — C’est bien ce qu’il me semblait…
    
    Un certain silence gêné s’installe. Je tente de le dissiper, tout en essayant de rester léger :
    
    — À l’époque, tu n’avais d’yeux que pour Gérald, mes chances étaient nulles. Même si j’étais jeunot, je connaissais déjà les règles du jeu.
    — Si je comprends bien, dans d’autres circonstances, tu aurais tenté ta chance.
    — Bien sûr. Mais tout ceci est du passé…
    
    Karine croise ses jambes, qu’elle a toujours fort belles :
    
    — Ce que j’aime chez toi, c’est ta franchise. On dirait que tu es incapable de mentir.
    — Disons que j’évite… ou bien, je biaise pour éviter de répondre.
    — Je sais, j’ai déjà constaté cette façon de faire chez toi.
    
    Un nouveau silence s’installe. Assise toute droite, Karine me regarde assez fixement. Afin de dissiper ce blanc, je reprends la parole :
    
    — Tu es très en beauté, Karine.
    — Je me suis apprêtée pour mes dix ans de mariage.
    — Ah !? Pourtant, tu savais que…
    — Oui, je savais, mais ce n’est pas pour autant que je dois faire une croix sur cet anniversaire, n’est-ce pas ? Même si j’ai pris un peu d’avance…
    — Si tu le dis…
    
    Je suis assez perplexe. Oui, Karine est très belle et mignonne, mais je crains qu’elle se fasse du mal en agissant ainsi. Elle prend à nouveau la parole :
    
    — Je suppose que tu n’as rien de prévu ce soir, Thomas.
    — Non, pas trop…
    — Très bien ! Ça te dit de dîner en tête à tête avec moi ? Ne t’attends pas à de la grande cuisine ...
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