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Une Empreinte dans le Sable
Datte: 11/01/2026, Catégories: #psychologie, #érotisme, #initiation, #volupté, #rencontre, #personnages, #domination, #masturbation, #BDSM / Fétichisme, #lieudeloisir, fh, pied, Auteur: L'artiste, Source: Revebebe
... Le regard fiévreux, implorant. Le pouvoir qu’elle avait exercé sur lui coulait dans ses veines comme une décharge lente. Exquise. Cette femme qui murmure des ordres entre deux soupirs… Ce n’était pas elle. Pas vraiment. Une autre ? Ou juste une facette insoupçonnée de sa personnalité qui ne demandait qu’à sortir ? Pourquoi ce manque ? Est-ce pour retrouver la sensation grisante d’avoir un homme à ses pieds ? Ou est-ce pour lui, Antoine, avec cette manière qu’il avait de se comporter comme si elle était un miracle, son unique source d’oxygène sur Terre ? Perdue, et pourtant habitée, elle ne pense plus qu’à lui. Et ça, c’était pas prévu. Elle tente de se raisonner. Son trouble ne devait être dû qu’à l’effet de surprise, l’attrait de la nouveauté. Un fantasme de passage ? Un jeu éphémère ? Elle ferme alors les yeux et imagine Antoine à genoux, se donnant corps et âme, prêt à tout pour l’approcher, la vénérant. Elle revoit son visage, sa bouche, et entend ses gémissements étouffés. Elle repense à ses pieds enserrant sa verge, ses orteils flattant son gland. Elle ressent encore la chaleur de son plaisir, le sperme éclaboussant ses chevilles. Il n’avait pas triché. Et elle… elle avait reçu ce don sans mesurer à quel point il allait la marquer. Une main descend presque à son insu sur sa cuisse, l’autre se faufile sous le débardeur. Elle ne se presse pas. Elle veut juste prolonger. Ses doigts pincent un téton tandis que, plus bas, ils effleurent la peau jusqu’à ...
... son entrejambe. Son sexe, humide, palpite à ce contact. Elle soupire discrètement. Ce n’est pas un caprice. C’est une empreinte. Il est encore là. Et il la consume. _______________________ Antoine, lui, fixe la mer. Elle scintille sous le soleil qui se lève à peine. Il devrait mettre en place son outil de travail. Planter les parasols, aligner les transats. Mais il n’a plus l’entrain. Les pieds des vacancières, autrefois source inépuisable de rêveries, ne lui évoquent plus rien. Aucun galbe, aucun vernis, aucune cambrure ne l’intéresse plus. Comme si tout s’était éteint. Ou plutôt… concentré. En elle. Il revoit tout. Chaque détail. La robe nouée à la hâte, les grains de sable collés à sa peau. Elle est partie avec un sourire, un mystère, et une phrase qui tourne encore en boucle :« Peut-être qu’un jour… je reviendrai marcher pieds nus sur tes galets. » C’était doux. C’était cruel. Depuis, Antoine ne respire plus, ne mange plus, ne dort qu’à moitié. Il guette à chaque instant l’apparition d’une silhouette familière, d’un chapeau de paille et d’un vernis rouge. En vain. Et ça le ronge. Il avait toujours imaginé en silence ce genre de scène, mais la vivre, la sentir, la toucher, ça l’a bouleversé. Dépassé. Et quelque chose de bien plus fort était né. Pas juste une pulsion. Une dévotion. Une révélation. Il s’en veut presque d’avoir autant aimé ça. D’avoir été prêt à tout. Elle aurait pu lui demander n’importe quoi. Il l’aurait fait. Est-ce ça, être un ...