1. Une Empreinte dans le Sable


    Datte: 11/01/2026, Catégories: #psychologie, #érotisme, #initiation, #volupté, #rencontre, #personnages, #domination, #masturbation, #BDSM / Fétichisme, #lieudeloisir, fh, pied, Auteur: L'artiste, Source: Revebebe

    À Cadaqués, l’été, les heures s’étirent comme les serviettes sur les galets. Antoine, lui, est plagiste depuis huit saisons –dix, si on compte les deux années où il était payé en glaces. Il connaît les moindres caprices de la tramontane, et les habitudes des vacanciers.
    
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    Il s’efforçait de rester concentré. Ce n’était ni les strings audacieux, ni les courbes huilées, ni même les poitrines généreuses – souvent découvertes – qui le distrayaient. Non. C’étaient les pieds. Nus, vernis, parfois bijoux aux chevilles. Ils apparaissaient entre deux pas, se posaient sur les dalles brûlantes, s’enfouissaient dans le sable tiède, ou battaient l’air avec nonchalance.
    
    Il les observait comme d’autres contempleraient des toiles. Lui, son musée, c’était la plage. Il ne se l’expliquait pas. Il y avait chez certaines un je-ne-sais-quoi, une cambrure, un galbe délicat… et voilà, il était troublé. Il détournait les yeux, il le fallait : ce n’était pas très pro, et surtout, il redoutait le moment où quelqu’un le surprendrait à trop insister.
    
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    Elsa passait ses vacances ici, après avoir bouclé ses études d’art à Barcelone. Un dernier été en liberté avant de penser à « l’après », à la vie sérieuse. Elle s’était juré de profiter du soleil, de la mer… et de son célibat. Juste s’amuser. Explorer. Suivre ses envies.
    
    Elle arriva vers onze heures. D’un pas lent, presque paresseux, elle traversa les galets. Une robe courte, un chapeau de paille, une ...
    ... peau légèrement hâlée… et les pieds nus. Antoine, lui, n’avait vu qu’eux. Fins, presque fragiles. Ongles rouges, vernis parfait, talon délicatement fendu par la ligne du tendon d’Achille. Elle marchait sans crainte des aspérités du sol, avec une élégance presque irréelle. Il en oublia la chaise longue qu’il installait et la bâcla de travers.
    
    Elle s’arrêta devant lui, et releva ses lunettes de soleil. Un sourire vague, poli.
    
    — Un emplacement ombragé, c’est possible ?
    
    Il baissa la tête, une seconde de trop. Ses yeux s’étaient attardés, à peine consciemment, sur le mouvement de ses orteils dans le sable, sur le grain de peau autour de la cheville.
    
    Il bafouilla quelque chose, installa le transat du mieux qu’il put, mais son regard avait trahi ce désir singulier. Elle s’assit lentement, croisa les jambes dans un geste en apparence anodin, et laissa glisser l’un de ses pieds hors du champ de l’ombre, l’exposant au soleil… et à Antoine.
    
    La matinée lui échappa. Toute efficacité s’était envolée.
    
    Elle revint le lendemain. Même heure. Même grâce. « Elsa » était notée sur la réservation. Antoine s’était arrangé pour être près du coin de la plage qu’elle souhaitait occuper. Lorsqu’elle le salua, il répondit d’une voix un peu trop fébrile.
    
    — Bonjour… vos pi… ! Euh, pardon, votre… place. Votre place est prête.
    — C’est gentil. Vous êtes… attentionné, répondit-elle en esquissant un sourire taquin, mais complice.
    
    S’installant sans se presser, elle croisa les jambes, un ...
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