-
Recettes pour un repas de fête
Datte: 09/01/2026, Catégories: #exercice, #délire, fête, aliments, Auteur: Cuisinier, Source: Revebebe
... gourmandine à partager. Pour l’entrée, j’ai pensé, avec des yeux de maquereau, glisser mon anguille sensuelle dans sa raie en lubrifiant cette dernière d’un filet d’huile vierge en première pression à froid. Mais pourquoi ne pas sauter de ces petites fesses si appétissantes de grenouille sur un feu épicé au curry paillard ? Ou encore n’envisagerais-je pas un lent pétrissage d’une ravissante poitrine en la dressant soit par une gelée royale aux lactaires soit par le baiser torride des braises sur cette gorge si tentante ? J’hésite encore… Si je joue du poisson, je veux contempler ma convive avec un pas si sage Gros Plant au cépage Folle Dame. Avec des cochoncetés, juste un Pinot noir dans l’île de Beauté s’impose. Comme eau, il est manifestement l’heure de la Saint-Amand. J’inviterai alors ma peut-être bientôt fiancée à passer à ma haute table de verre, débarrassée de tout linge superflu. J’avancerai son tabouret de bar. Elle me remerciera de son lumineux sourire en s’installant droite et toujours élégante ; son profil de Vénus illuminé par la lumière changeante des bougies mille fois répercuté dans le cristal. Au travers de la vitre, j’aime aussi contempler ses jambes au galbe parfait et à la carnation de porcelaine et puis, je le sais, elle aime voir mon excitation, lorsque s’avance son mignon pied mutin vers moi. Une orchidée aux fleurs phalliques indécentes nous tient compagnie dans un trio tout à fait conventionnel. Nous profitons de cet instant magique hors du ...
... temps. La voir prendre en cuiller le fruit de ma besogne est un ravissement et je devine déjà son intention de me remercier à corps perdu de tous mes efforts. Si mon choix n’est pas arrêté pour l’entrée, je ne tergiverserai en revanche pas pour le plat de résistance. Ma leste caille sera là devant moi. Je la fleurirai alors d’un bouquet garni et la couronnerai de lauriers. Après, abandonnée à mon bon vouloir, offrant en toute impudeur à mes yeux concupiscents ses cuisses largement ouvertes, me donnant une vue plongeante sur son trou béant, je compte simplement la trousser, la fourrer, bref travailler au corps sans vergogne cette oiselle dodue. À ma mie, d’abord, je rajouterai deux, non, trois doigts de son sherry, une portion de ma célèbre langue de bœuf écarlate et enfin un maximum de chair de ma saucisse. Puis je la ferai longuement passer à la casserole, spécialement préparée pour la gueuze, à l’ancienne. Lorsqu’elle sera bien chaude, je lui servirai le coup de grâce, allongée sur mon lit de satyres puants et d’amanites rougissantes avec encore mon boudin obscène fiché dans son cul charnu. Enfin, quand elle sera à point, j’aspergerai sa peau dorée, veloutée et frémissante de longues et généreuses giclées de sauce à la diable, bien crémeuse et légèrement salée. Après tant d’efforts, rien ne serait plus désolant que de se mettre à somnoler. J’ai prévu un passage au jardin, dans la fraîcheur ravigotante de la nuit, sous un clair de lune que je sais complice. Un somptueux ...